Rupture d’un barrage au Brésil: libération des 13 salariés incarcérés

15 mars 2019 Mis à jour: 15 mars 2019

La cour suprême du Brésil a ordonné jeudi la libération des onze salariés du groupe minier brésilien Vale et des deux la société allemande Tüv Süd qui avaient été incarcérés dans le cadre de l’enquête sur la rupture meurtrière du barrage de Brumadinho.

Nefi Cordeiro, juge au Tribunal supérieur de justice (STJ), a annulé la réincarcération de ces employés décidée la veille par un tribunal de l’Etat du Minas Gerais (sud-est), où s’était produite la catastrophe du 25 janvier. Celle-ci avait fait 203 morts et 105 disparus.

Le même juge du STJ persiste et signe, puisqu’il avait déjà ordonné leur libération une première fois. « On place en détention généralement pour enquêter, ou prendre des dépositions. Rien n’indique que les employés de Vale porteraient préjudice à l’enquête », a écrit jeudi le juge dans sa sentence.

La justice cherche à savoir leur niveau de connaissance des défauts observés sur cette structure, afin de déterminer s’il y a eu « omission » dans l’activation du plan d’action d’urgence après sa rupture.

La rupture du barrage de Brumadinho avait provoqué un torrent de boue de déchets miniers de 13 millions de m3, qui avait tout détruit sur son passage. La majorité des victimes travaillaient dans la mine de fer Corrego do Feijao, appartenant au groupe Vale. Beaucoup étaient en train de déjeuner à la cantine au moment de la tragédie.

Trois ans auparavant, un drame similaire avait eu lieu non loin, à la mine de Samarco (co-entreprise de Vale et de l’australien BHP). Le désastre de 2015 avait touché la ville de Mariana, avec un nombre de morts (19) moins élevé qu’à Brumadinho. Il avait cependant ravagé l’écosystème local, devenant la pire catastrophe environnementale de l’histoire du Brésil.

D.C avec AFP

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