Russie : pourquoi connaît-elle une forte augmentation d’infections liées au virus du PCC?

Par Tian Yun
21 juin 2020
Mis à jour: 21 juin 2020

Au 15 juin, le bilan de citoyens russes infectés par le virus du PCC* (Parti communiste chinois), communément appelé le nouveau coronavirus, dépassait les 530 000, soit le troisième plus grand nombre d’infections après les États-Unis et le Brésil. La cartographie des tendances en Russie plonge dans le chaos.

Deux hauts fonctionnaires, le Premier ministre Mikhail Mishustin et la ministre de la Culture Olga Ljubimova, ont également été testés positifs pour le virus. L’évolution de la pandémie en Russie est quelque peu inattendue. Qu’est-ce qui a provoqué cette forte hausse de cas ?

La Russie a adopté des mesures rapides et décisives dès le début de la pandémie. Le 31 janvier, la Russie a fermé ses 16 postes frontaliers avec la Chine et a cessé de délivrer des visas électroniques aux Chinois du continent. Les autorités russes ont également complètement mis un stop aux trains en provenance et à destination de la Chine et de la Corée du Nord. Les principales compagnies aériennes ont soit suspendu, soit réduit considérablement leurs vols entre la Chine et la Russie.

Voice Of America a caractérisé les mesures de contrôle de la pandémie prises par la Russie pour s’isoler de la Chine comme étant des plus strictes. Au 16 mars, moins de 100 cas ont été relevés dans toute la Russie.

Cependant, les moments favorables n’ont pas duré longtemps. Les dirigeants russes ont commencé à rétablir les relations avec le PCC, faisant l’éloge de la Chine et prônant la coopération. Depuis lors, le nombre de cas confirmés a rapidement augmenté, et il s’est avéré qu’une forte poussée a eu lieu en avril. Début mai, plus de 10 000 cas ont été quotidiennement signalés pendant dix jours d’affilée.

J’estime que c’est la position pro-communiste de la Russie qui a fait s’effondrer ses défenses contre le virus.

L’attitude de la Russie face à la lutte contre la pandémie du PCC

Le président Poutine a eu trois conversations téléphoniques avec le dirigeant chinois Xi Jinping après que le virus du PCC a commencé à se propager de manière notable en dehors de la Chine. Le Bureau présidentiel russe et l’agence de presse Xinhua ont tous deux rendu compte de ces trois conversations.

Le premier appel téléphonique du 19 mars était en fait une communication retardée entre les deux pays, et Xi Jinping avait déjà parlé à plus d’une dizaine de chefs d’État avant cette conversation avec Vladimir Poutine. L’action rapide de la Russie pour fermer les frontières avec la Chine, ainsi que son attitude froide à l’égard de la Chine pourraient être à l’origine de ce retard.

L’agence de presse Xinhua du PCC a affirmé dans un communiqué de presse que M. Poutine admirait les efforts de la Chine pour sa lutte contre la pandémie, affirmant que la Chine « donne un bon exemple » à la communauté internationale. La Russie espère poursuivre une relation de soutien mutuel et de coopération avec la Chine dans la lutte contre la pandémie, et en même temps, continuer à approfondir le partenariat stratégique global de coopération entre la Russie et la Chine.

L’annonce en anglais du site web officiel en provenance du Bureau présidentiel russe déclarait que « le côté russe reconnaît hautement les résultats obtenus par les dirigeants chinois et le peuple chinois dans la lutte contre la propagation de la maladie ».

Le 16 avril, MM. Xi et Poutine se sont entretenus au téléphone pour la deuxième fois. L’agence de presse Xinhua a rapporté que le président Poutine avait déclaré que certaines personnes avaient tenté de « diffamer » la Chine en ce qui concerne l’origine du virus, et que « la Russie est disposée à continuer de renforcer les échanges et la coopération avec la Chine dans divers domaines tels que la lutte contre la pandémie ».

Le Bureau présidentiel russe a de nouveau rapporté la conversation téléphonique sur son site officiel. « Le soutien mutuel dans la lutte contre cette menace mondiale est une preuve supplémentaire de la nature particulière du partenariat stratégique global sino-russe. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement à renforcer encore leur coopération dans ce domaine […] Vladimir Poutine a salué les actions cohérentes et efficaces des partenaires chinois de la Russie, qui ont contribué à stabiliser la situation épidémiologique dans le pays. Il a souligné qu’il était contre-productif d’accuser la Chine de diffuser de manière intempestive des informations à la communauté mondiale sur cette dangereuse infection. »

Le 8 mai, Xi Jinping a félicité son homologue Poutine à l’occasion du 75e anniversaire (9 mai) de la victoire de l’Union soviétique dans la « Grande Guerre patriotique ». L’agence de presse Xinhua rapportait que le président Poutine aurait mentionné que « quelques forces accusent la Chine de la pandémie. La Russie s’oppose à leur conduite et se tiendra fermement aux côtés de la Chine ». Cependant, il n’y a pas de telle déclaration provenant du Bureau présidentiel russe.

Bien que les deux parties diffèrent dans leurs déclarations sur les trois conversations téléphoniques, la position de M. Poutine a certainement permis au PCC de faire face à une période difficile. Actuellement, parmi les nations influentes, il est le seul chef d’État qui s’oppose ouvertement à ce que les États-Unis imputent la pandémie au PCC. Alors que le PCC fait l’objet d’une condamnation mondiale, le soutien de la Russie est d’une grande importance pour le régime chinois.

À la suite d’un brusque revirement de position, examinons la chronologie : la pandémie en Russie s’est considérablement aggravée à partir de fin mars, ce qui coïncide avec les louanges et le soutien de M. Poutine à l’égard des dirigeants communistes chinois. Ce n’est pas un hasard.

Déclaration du ministre russe des Affaires étrangères

Les ministres des Affaires étrangères des pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ont organisé une vidéoconférence le 28 avril sur la lutte contre la pandémie du virus du PCC. Le ministère russe des Affaires étrangères a rendu publique la déclaration du ministre des Affaires étrangères Sergey Viktorovich Lavrov et ses réponses aux questions des médias.

Parlant du rôle de l’OMS, M. Lavrov a déclaré : « Nous partageons l’opinion selon laquelle l’OMS est un outil d’une importance capitale qui est maintenant devenu une plate-forme sans précédent pour recueillir des informations et des faits auprès de divers États […] Nous continuerons à soutenir l’OMS, indépendamment de ce que les autres pays pourraient dire de ses activités. »

Il a également déclaré : « Quant à notre évaluation de l’interaction sino-russe dans la lutte contre le coronavirus, nous pensons qu’elle mérite d’être saluée. Dès le début, nous avons fourni une assistance à Wuhan en Chine, et j’espère que nous avons apporté notre contribution à la Chine en surmontant cette menace assez rapidement. Aujourd’hui, Pékin aide tout le monde, dont notre pays, à freiner la propagation de cette infection. »

Il est bien connu que l’OMS a joué le rôle de marionnette de la Chine dans la gestion de la pandémie mondiale. Lorsqu’elle s’est pliée aux intérêts du PCC, l’OMS a causé un sérieux retard dans la prévention de la pandémie mondiale. Toutefois, M. Lavrov a fait l’éloge de l’OMS et a salué la coopération entre la Chine et la Russie. Sa déclaration est un appui fort à l’égard du PCC.

Le partenariat stratégique sino-russe

Après l’effondrement de l’ancienne Union soviétique, la Russie a activement fait des ouvertures amicales à l’Ouest et a laissé le PCC de côté. Ce n’est qu’à la fin de 1992 que la Chine et la Russie ont rétabli des relations diplomatiques et commerciales normales.

Lorsque Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir en 2001, la Russie et la Chine ont signé le 2001 Sino-Russian Treaty of Friendship (traité sino-russe de l’amitié de 2001), qui a établi un partenariat stratégique égal et coopératif. En 2010, les deux pays ont confirmé le « Partenariat de collaboration stratégique globale« .

Après l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, les interactions entre Pékin et Moscou sont devenues plus fréquentes. En juillet 2017, les marines chinoise et russe ont organisé leur premier exercice militaire conjoint en mer Baltique. En septembre 2018, la Chine a participé pour la première fois à l’exercice militaire annuel de la Russie, dont le nom de code est « Vostok-18 ». Ces actions ont attiré une grande attention du monde extérieur.

Synthèse

La Russie a connu 73 ans de régime communiste et a apporté son soutien au PCC. Bien que la Russie ait maintenant abandonné le système communiste, elle ne s’est pas encore débarrassée de l’empreinte des toxines communistes. Aujourd’hui, le PCC (Parti communiste chinois) a remplacé le Parti communiste soviétique pour devenir le « leader communiste » sur cette planète, espérant ainsi conserver à jamais le drapeau rouge communiste. Il continue à persécuter les gens par la diffamation, le mensonge et la violence et viole les valeurs universelles fondamentales.

Bien que la Russie ait vacillé dans son attitude envers le PCC ces dernières années, elle a essentiellement maintenu un partenariat étroit avec le PCC. Moscou se tient souvent du côté du PCC sur les questions de droits de l’homme et ne parvient pas à faire respecter la justice. Ces dernières années, les fonctionnaires russes ont même restreint et entravé les activités des pratiquants de Falun Gong en Russie.

Dans une tentative pour tracer une ligne dans le passé, Vladimir Poutine a personnellement dévoilé le 30 octobre 2017 le mur du Deuil, un monument dédié aux victimes de la répression politique de l’ère soviétique. S’exprimant lors de la cérémonie, il a condamné la persécution politique du Parti communiste soviétique, déclarant : « Notre devoir est de ne pas le laisser tomber dans l’oubli. »

Maintenant que M. Poutine connaît bien la nature perverse du Parti communiste, il ne devrait plus suivre l’ancienne voie. Récemment, la Russie a fait un choix très imprudent en félicitant le PCC sur sa gestion de la pandémie.

Le PCC se vante souvent du « degré de confiance mutuelle », du « niveau de coopération » et de la « valeur stratégique » entre la Chine et la Russie. En fait, cette relation sino-russe est motivée par des intérêts immoraux et s’écarte des valeurs universelles. Elle est sombre et méchante. Pour tout gouvernement, avoir de bonnes relations avec le PCC ne fera qu’engendrer des ennuis sans fin. Le renversement spectaculaire de la pandémie russe est une profonde leçon.

Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du covid-19, comme le « virus du PCC », car la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois (PCC) ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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