Saint-Denis : des barbecues géants en bas des tours jusqu’à 4 ou 5 heures du matin – des riverains plaignent

Par Sarita Modmesaïb
17 août 2020
Mis à jour: 17 août 2020

À Saint-Denis, sur la prairie de Saussaie, la présence de barbecues fixes attire des dizaines de familles chaque week-end. Le bruit, la fumée et les grands rassemblements de plusieurs centaines de personnes sont devenus source de mécontentement.

« Je viens tous les samedis et dimanches. D’habitude, l’été, on part mais cette année ce n’est pas possible, on a trop peur de voyager », confie Nelle, une habitante de la cité de la Courtille au Parisien.

Pour cette habitante du quartier, l’aménagement de cette grande étendue herbeuse entourée de hautes tours sociales constitue un site privilégiée pour les nombreuses familles environnantes qui n’ont pas pu partir en vacances cette année du fait de l’épidémie du virus du PCC.

Situé entre Stains et le parc de La Courneuve, le quartier de Floréal-Saussaie-La Courtille avait connu des aménagements pour plus de convivialité au début des années 2000.

Seulement, les bons moments passés ont vite fait le tour des réseaux sociaux et ce sont maintenant des personnes venues de toute l’Île-de-France qui font la fête jusqu’à parfois « 4 ou 5 heures du matin », assure un riverain, selon le Parisien.

« Les voitures viennent du Val-d’Oise, du Val-de-Marne, de l’Essonne, de l’Oise, de Paris, de Seine-Saint-Denis… Elles se garent en double file sur toute la rue », assure un autre voisin. « Certains s’installent dès le matin, avec leurs tables et leurs chaises de camping pour réserver la place ! Et toute la journée, des invités arrivent. »

Selon le voisinage, le plus dur s’est passé à la mi-juillet, lorsque les groupes atteignaient « jusqu’à 200 ou 300 personnes en même temps ».

La mairie va prendre des mesures

Le maire PS de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, se souvient des nombreux appels reçus à la suite d’un samedi de mi-juillet.

« Il faut envoyer un signal fort, il y a un trop grand nombre de personnes qui ne sont pas de Saint-Denis et qui se passent le mot sur Whatsapp », a-t-il ainsi réagi lors du conseil municipal qui se tenait fin juillet.

« On enlèvera les barbecues fixes dans les lieux problématiques qui n’ont pas vocation à accueillir des fêtes sauvages », a précisé Adrien Delacroix, maire adjoint de Saint-Denis en charge de l’urbanisme. « Notre volonté, c’est de ne pas laisser faire et de garantir la tranquillité des habitants. »

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