Saône-et-Loire : Marie Gelin cherche un donneur, seul espoir pour vaincre sa leucémie

Par Emmanuelle Bourdy
1 décembre 2019 Mis à jour: 2 décembre 2019

C’est un appel à l’aide en urgence que Marie Gelin lance afin de trouver un donneur de moelle osseuse. Cette jeune femme originaire de Salornay-sur-Guye (Saône-et-Loire) fait une grave rechute, après avoir guéri d’un premier cancer en 2018, ainsi que le relate Le Progrès.

Maman de Gabin, un petit garçon aujourd’hui âgé de 3 ans, Marie s’était rendue à l’hôpital de Mâcon le 11 février 2018. Souffrant de multiples douleurs, les médecins avaient alors diagnostiqué une leucémie aiguë myéloïde. Elle avait alors vécu de longs mois douloureux en raison du lourd traitement de chimiothérapie. Le 9 octobre 2018, la bonne nouvelle tant attendue est là : c’est une rémission complète pour Marie.

Mais seulement 11 mois plus tard, Marie rechute. Elle raconte : «Une prise de sang plus mauvaise que les autres a indiqué que cette même leucémie était de retour. Il a fallu immédiatement parler de greffe de moelle osseuse car, quand on est en rechute, il n’y a pas d’autres traitements envisageables». Un autre combat auquel Marie doit faire face : trouver un donneur compatible. Mais Marie explique : «Il y a une chance sur quatre de trouver quelqu’un de compatible dans sa fratrie, mais ma sœur, Lucie, n’est compatible qu’à 50 % donc ce serait un échec assuré. Sinon, c’est une chance sur un million».

Marie Gelin est sceptique : «Si je n’ai pas de donneur rapidement, les cellules cancéreuses risquent de se réveiller et d’attaquer plus agressivement mon corps. La maladie l’emportera.»

Tout récemment, Marie a vécu une fausse joie très éprouvante. D’autant plus affectée qu’elle avait cru au miracle, elle raconte : «J’ai appris, il y a deux semaines, qu’une Allemande de mon âge était compatible à 100 %.» Mais vendredi, ses espoirs s’écroulent comme un château de carte. «J’ai reçu un appel du médecin qui me signale que le dernier examen passé par la donneuse ne répond plus aux critères pour prétendre à me donner sa moelle», relate-t-elle au journal.

Marie, découragée par tant d’épreuves, se confie : «Actuellement, c’est difficile de trouver de la force.» Elle avoue : «Sans donneur, j’ai davantage de sombres pensées. Le plus dur, c’est de regarder son fils de trois ans, de lui dire que tout va bien se passer alors qu’on n’en a pas la moindre idée.»

Marie Gelin a donc lancé un appel à l’aide sur la page Facebook de l’association « Main dans la main avec Marie », dans lequel explique sa situation critique face à la caméra.

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