Sarthe : un apprenti joue aux autos tamponneuses avec le parc utilitaire de son patron

Par Emmanuelle Bourdy
28 octobre 2020
Mis à jour: 28 octobre 2020

Nicolas Leguay, directeur d’un garage automobile à Préval (Sarthe) a découvert une quinzaine de véhicules endommagés, dans son parc utilitaire, samedi dernier. Les soupçons se sont portés sur l’un de ses apprentis.

C’est avec consternation que Nicolas Leguay, directeur d’un garage automobile à Préval (Sarthe), situé au lieu-dit « Les Attelles », a découvert nombreux de ses véhicules endommagés samedi dernier, rapporte actu.fr. C’est son chef d’atelier qui l’a prévenu, à 7 h 30. Lorsque le gérant est arrivé sur les lieux une demi-heure plus tard, il a jaugé de lui-même les dégâts. « Ça fait drôle. Moi qui suis très maniaque, mes véhicules sont rangés au millimètre », a-t-il expliqué, qualifiant cette vision d’« apocalypse ». Les faits se seraient produits entre 2 h et 2 h 45 du matin, dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 octobre 2020, précise Ouest-France.

Il a joué aux autos tamponneuses…

« L’installation d’une clôture était prévue depuis mars, le confinement l’avait repoussée. Elle devait être posée, la semaine prochaine. Pareil, nous avions reçu des caméras, mais elles n’étaient pas encore installées », explique le directeur du garage de Préval, dépité.

L’auteur des faits a vraisemblablement joué aux autos tamponneuses sur le parking où se trouvaient les automobiles. Sur les 17 véhicules qui ont subi des dégâts, une dizaine a fini dans le fossé, tandis que les pare-chocs des autres ont été abîmés, rapporte encore Actu.fr.

Après avoir inspecté les lieux et trouvé des traces de pneus Michelin 4×4, Nicolas Leguay a déclaré : « Au début, je pensais qu’ils étaient deux véhicules, car il y avait aussi des traces d’utilitaire. » Le véhicule à l’origine du carnage a été retrouvé. Situé au bout du parking, il s’agissait d’un 4×4 Kia Sorento, celui-ci ayant été placé sous scellé, relate Ouest-France. Le directeur du garage Leguay a expliqué qu’il venait de le vendre à l’un de ses apprentis, ajoutant que ce dernier « n’avait pas encore le droit de s’en servir ». Le directeur du garage ne peut que constater les dégâts occasionnés sur ce véhicule-là également. « Les pneus sont cramés, car il a fait des burns pour pousser les voitures dans le fossé », renchérit-il.

Il n’a pas accepté les reproches de son patron !

Les soupçons de Nicolas Leguay se sont donc tout naturellement portés sur cet apprenti, qui a été interpellé. Il a reconnu les faits lors de sa garde à vue. « C’était mon apprenti commercial. Il était là depuis un an et demi. Il attaquait sa deuxième année là. Et franchement, il n’avait pas un mauvais niveau, c’était un bon élément. Bon, là, je l’ai licencié », souligne Nicolas Leguay.

« Il y a eu une soirée pour les 18 ans d’un autre apprenti de l’entreprise ce soir-là. Ils ont fini à 2 h », explique encore le directeur des lieux. L’alcool aidant, le suspect a spécifié aux gendarmes qui l’ont interrogé être « tout seul lors des faits ».

L’interpellé, entendu par les enquêteurs ce dimanche 25 octobre, a précisé qu’il ne pouvait pas « accepter les reproches de [s]on patron », tentant ainsi de justifier son acte. Le patron en question se souvient d’une réflexion qu’il lui avait faite, pouvant être un éventuel déclencheur. « Il y a juste une fois où j’ai pu lui faire une remarque. On va créer un nouveau bureau, et il n’avait pas apprécié que ce ne soit pas le sien, mais celui de tous les apprentis. Si c’est pour ça… » s’interroge-t-il. Le jeune homme sera convoqué par le tribunal après un complément d’enquête.

Le préjudice, estimé à 40 000 €

Actu.fr précise que le préjudice subi s’élève à environ 40 000 €, et ne sera probablement pas pris en charge par les assurances, selon le directeur du garage, qui doit encore prouver que son apprenti « est venu en dehors des horaires de travail ». De plus, Nicolas Leguay craint que l’apprenti, qui avait accès aux « comptes bancaires » du garage et possédait même « les clés », n’en ait fait un double.

Pour couronner le tout, trois des véhicules endommagés étaient vendus. « On avait des utilitaires en très bon état, je me disais qu’il n’y avait rien à refaire dessus, et voilà… », se désole Nicolas Leguay. Comme pour se rassurer, il conclut : « Il y a un camion avec huit utilitaires neufs qui arrive la semaine prochaine, s’il cassait ça, j’étais mort. »

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