La ségrégation: c’est mauvais, et c’est de retour

Par Roger L. Simon
20 juin 2020
Mis à jour: 20 juin 2020

La sur-accusation presque instantanée du policier d’Atlanta Garret Rolfe à la suite du décès de Rayshard Brooks est une manifestation de plus (parmi beaucoup d’autres) de l’ère de « ségrégationnisme nouveau genre » dans laquelle nous sommes entrés.

Aucun dénouement social ne pourrait être plus tragique.

L’époque où l’on jugeait une personne à son caractère, et non à la couleur de sa peau, est révolue. Le rêve de Martin Luther King est si loin qu’on ne le voit plus à l’horizon.

Les leaders de Black Lives Matter ont plus en commun avec le gouverneur de l’Alabama George Wallace (voir la vidéo de son discours « Ségrégation aujourd’hui, ségrégation demain, ségrégation toujours ! »), qu’avec Martin Luther King.

Cela semble exagéré ? J’ai le regret de vous dire que ça ne l’est pas.

Alors que la ségrégation d’avant était une prolongation de l’esclavage et d’autres traditions funestes et horribles du Vieux Sud (région du sud des États-Unis), cette « ségrégation nouveau genre » est d’un tribalisme presque aussi nocif et primitif, et peut-être plus durable.

Il s’agit d’une alliance entre les séparatistes d’origine africaine du mouvement Black Lives Matter (BLM) et les « guérilleros » de la justice sociale issus de nos campus universitaires qui contaminent maintenant à peu près tous les aspects de notre culture.

L’intention, pas vraiment cachée, du BLM est le Black Power (c’est-à-dire le contrôle, ou pouvoir, par les Noirs), tout comme elle l’était pour Stokely Carmichael et, un peu plus tard, pour les Black Panthers.

L’intention, pas vraiment cachée, de la gauche progressiste blanche (les « guérilleros » de la justice sociale métastasée dans les médias, la politique – pratiquement partout) est de culpabiliser les blancs et donc de les contrôler.

Aux yeux des deux groupes, toute personne blanche est de facto raciste – une corrélation basée sur la couleur de sa peau.

Cela rend tout progrès ou changement impossible. La couleur de votre peau vous définit – même si la différence d’ADN entre personnes de couleurs différentes est insignifiante.

Bien sûr, c’est l’intention des deux groupes, l’un veut le pouvoir et l’autre est irrévocablement fidèle à l’idée selon laquelle tous caucasien ordinaire moyen est intrinsèquement raciste. Ségrégation aujourd’hui, ségrégation toujours, comme l’a dit l’autre.

Pour ces « ségrégationnistes nouveau genre », les mots sont plus importants que les actes. En fait, les actions sont pratiquement sans importance, qu’il s’agisse d’une réforme sur les prisons signée par le président Trump ou de pillards qui s’en prennent aux petites entreprises.

Selon si vos opinions sur le racisme sont politiquement correctes ou non, vous êtes condamné ou exempté. Peu importe vos actions.

Les grands perdants de cette attitude essentiellement tribale déterrée du Moyen-Âge sont les Blancs moyens ordinaires et, surtout, les personnes d’origine africaine moyennes ordinaires dont les communautés ont été mises en grand danger.

La seconde intention, pas vraiment cachée, des deux parties – les séparatistes noirs et leurs acolytes blancs de la justice sociale – est de générer, à leur intérêt, du racisme là où il n’y en avait pas.

Insinuer aux gens qui ne sont pas racistes qu’ils le sont est un moyen des plus efficaces pour qu’ils le deviennent. Le racisme est fabriqué sous nos yeux, à travers l’Amérique, voire à travers le monde. La ségrégation génère le racisme. Elle la fait exister. Séparez les races et poussez-les à se détester.

Certains d’entre nous qui ont participé aux premiers mouvements des droits civiques se souviennent : « Noirs et Blancs ensemble, nous ne bougerons pas. » Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Disons plutôt : « Les défenseurs du Black Power et les ‘guérilleros’ de la justice sociale ensemble, nous vaincrons ! » Eh, c’est-à-dire : « Nous avons vaincu ! »

C’est aussi ce que George Wallace voulait.

Roger L. Simon est un romancier reconnu, un scénariste nominé aux Oscars et co-fondateur de PJ Media. Il a récemment publié I Know Best: How Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already (personne ne le sait mieux que moi : comment le narcissisme moral est en train de détruire notre République, si ce n’est pas déjà fait).

Le saviez-vous ? 

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