Seine-et-Marne : une agricultrice se fait voler plusieurs dizaines de kilos de tomates mûres

Par Séraphin Parmentier
7 juillet 2020
Mis à jour: 7 juillet 2020

Les malfaiteurs ont pénétré dans la serre de 40 mètres de long en pleine nuit avant de dérober toutes les tomates qui étaient prêtes à être cueillies.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi 30 juin au mercredi 1er juillet à Voisenon, une commune d’un peu plus de 1000 habitants établie à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Paris.

Des malfrats ont profité de l’obscurité pour dérober des dizaines de kilos de tomates mûres dans une serre de 40 mètres de long de la Cueillette de Voisenon. Cœurs de bœuf, noires de Crimée ou tomates cerises, les fruits ont été cueillis sur pied et les voleurs n’ont laissé que ceux qui étaient encore verts.

C’est l’un des six salariés de l’entreprise agricole qui a constaté les dégâts dans la matinée du 1er juillet, en faisant sa tournée.

« Les clients auraient pu les cueillir et nous pouvions les vendre dès jeudi au magasin de l’exploitation. Là, il va falloir attendre une semaine. Ça nous pénalise au magasin et des clients ne viendront pas à la cueillette, car il n’y a pas de tomates mûres en plein été », soupire Bénédicte Fournier, la patronne de la Cueillette de Voisenon, dans les colonnes du Parisien.

« C’est le fruit de plusieurs mois de travail qui s’envole », poursuit l’agricultrice avec dépit. Les tomates ont été plantées au début du mois de mars.

Désemparée, Mme Fournier a du mal à chiffrer la perte financière et hésite à déposer plainte par manque de temps. C’est la première fois qu’elle est victime d’un tel vol.

« C’est de la marchandise à près de 6 euros le kilo, notamment pour la cœur de bœuf. En tout cas, ils savaient très bien comment faire car aucun plant n’a été abîmé et les tomates récoltées dans les règles de l’art », précise-t-elle.

Les vols se multiplient dans les exploitations agricoles

« Ça pourrait même être des maraîchers. Tout est possible. Nous avons de plus en plus de denrées alimentaires dérobées. Ce phénomène n’existait pas il y a une dizaine d’années. Et je pense que cela va s’accentuer avec la pauvreté qui augmente », indique Cyrille Millard, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Seine-et-Marne (FDSEA 77).

M. Millard évoque notamment des affaires de vols de blé et de viande : « Ils ont dérobé l’équivalent de trois camions. Une vache dépecée a été retrouvée en plein champ. On est loin du vol de quelques poules. »

Malgré le vol de ses tomates, Bénédicte Fournier n’a pas l’intention d’installer une clôture autour de son exploitation de 5 hectares.

« On range déjà les tracteurs et le matériel agricole toutes les nuits dans un hangar sécurisé par une alarme et des caméras de vidéosurveillance pour éviter les vols de fioul. Et puis, une clôture cela se coupe », conclut l’agricultrice.

 

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