Seine-et-Marne : alcoolisés et drogués, deux policiers gazent un autre policier dans la rue, pour «voir ce que ça fait»

Par Nathalie Dieul
25 mai 2020
Mis à jour: 25 mai 2020

Deux jeunes policiers affectés à la police des frontières à Roissy ont été placés en garde à vue et l’un d’eux a été mis sous contrôle judiciaire dimanche matin. Ils avaient fait usage de gaz lacrymogène sur un homme qui s’est  avéré être un gardien de la paix qui promenait son chien.

Les faits se sont déroulés jeudi soir à Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne. Ce soir-là, deux hommes, âgés de 22 et 23 ans, ont décidé de faire usage de gaz lacrymogène près d’un passant, simplement pour « voir ce que ça fait », rapportent nos collègues de RTL.

Lorsque ce dernier a protesté à cause de la gêne que cela a provoqué chez lui, le jeune homme en possession du conteneur lacrymogène l’a gazé à nouveau. Puis, les deux agresseurs se sont enfuis en courant.

La victime, un gardien de la paix en repos, a alerté les gendarmes en leur donnant plusieurs éléments permettant de retracer les deux hommes. D’une part, ils portaient des pantalons similaires à ceux des forces de l’ordre. D’autre part, il leur a indiqué l’immeuble dans lequel ils se sont enfuis, rapporte Le Parisien.

Dans le silence de la nuit, les gendarmes ont repéré des voix qui sortaient d’un appartement dont la lumière était allumée.

Lorsqu’ils interpellent les occupants, qui ont déclaré avoir bu une bouteille et demie de whisky et fumé un joint de cannabis, ils se rendent compte que ces derniers sont tous deux affectés à la police des frontières de Roissy. L’un d’eux présente un taux de 2 grammes d’alcool par litre de sang, l’autre un peu moins.

Les deux fonctionnaires reconnaissent les faits. La bombe de gaz lacrymogène de 500 ml siglée « Police nationale », considérée comme une arme, est découverte lors de la perquisition de l’appartement.

Les deux policiers ont été mis en garde à vue par les gendarmes. L’un d’eux, âgé de 23 ans, a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son jugement. « C’est un délit, et la peine maximale encourue est de trois ans d’emprisonnement», explique le procureur adjoint de Meaux , Hervé Tetier.

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