Selon un biologiste, le dépistage est «quasiment la seule méthode» pour sortir du confinement

Par Léonard Plantain
4 avril 2020
Mis à jour: 4 avril 2020

Pour le président du syndicat national des biologistes, François Blanchecotte, la France doit faire des tests massifs en s’appuyant sur le réseau de 4 000 laboratoires français avant de lever les mesures de confinement.

Vendredi 3 avril, François Blanchecotte a été interrogé par franceinfo pour savoir si le dépistage serait une bonne méthode pour permettre un éventuel dé-confinement, ce à quoi il a répondu : « C’est quasiment la seule. Il faut préparer les Français à ce qu’on sache s’ils ont contracté le virus ou pas, qu’ils aient eu des symptômes ou pas. Il est important de savoir ce que l’on appelle leur statut sérologique. Savoir s’ils se sont défendus contre le virus en produisant des anticorps. »

« Plusieurs entreprises françaises, mais aussi européennes et mondiales, se sont lancées sur la production des tests sérologiques. Le réseau de laboratoires, comme le nôtre en France, c’est-à-dire près de 4 000 laboratoires à disposition des Français, peut nous permettre à grande échelle de dépister les Français en grand nombre et par étapes », explique-t-il.

François Blanchecotte a ensuite précisé : « Je pense que c’est le seul moyen de voir le statut sérologique des gens. Cela permettrait aussi dans les Ehpad de savoir qui est atteint ou pas. Cela permettrait aussi de retrouver une vie normale pour les gens qui ont un statut sérologique immunitaire positif, de pouvoir reprendre leur travail. »

« Ce sont ces tests-là que l’on aurait dû, peut-être, utiliser dès le départ, massivement, avec l’ensemble des forces [des] biologistes », ajoute-t-il.

« Il y a les populations les plus sensibles, les personnes âgées dans les Ehpad, les gens qui ont aussi des symptômes sévères et critiques. Il va falloir, à un moment donné, savoir s’ils sont vraiment guéris. Et puis tous les personnels de santé. Il faudra voir aussi particulièrement les jeunes, parce que les jeunes ne sont pas très touchés par la maladie. Mais par contre, eux la transmettent. C’est important aussi de voir si tous ces enfants pourront retourner à l’école, au collège », conclut-il.

RECOMMANDÉ