Selon Bolsonaro, la gauche parle de «coup d’État» quand elle perd – Cuba et Maduro parlent d’un coup d’État en Bolivie

Par La Gran Epoca
12 novembre 2019 Mis à jour: 12 novembre 2019

Le président brésilien Jair Bolsonaro a rejeté ce dimanche dans un communiqué au journal O Globo l’hypothèse que les événements qui ont conduit à la démission du président bolivien Evo Morales soient considérés comme un « coup d’État ».

« Le mot coup d’État est très souvent utilisé quand la gauche perd. Quand ils gagnent, c’est légitime, mais quand ils perdent, il s’agit d’un coup d’État. Je ne vais pas entrer là-dedans », a déclaré M. Bolsonaro au journal.

M. Bolsonaro a dit ce dimanche que « les dénonciations de fraudes » ont précipité la démission du dirigeant bolivien Evo Morales et a ajouté que la « leçon » laissée par ce fait est que les votes « doivent être vérifiés ».

Le leader brésilien s’est exprimé en ces termes dans un message publié dans son profil sur le réseau social Twitter, qu’il a accompagné d’une photo du moment où E. Morales le félicite au moment de son investiture, le 1er janvier dernier à Brasilia.

« La leçon qu’il nous reste à en tirer est la nécessité, au nom de la démocratie et de la transparence, d’un recomptage des votes », et que ceux-ci « peuvent être contrôlés », a-t-il assuré.

L’ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, libéré vendredi dernier après avoir passé 580 jours en prison, a déploré dimanche le « coup d’État » qui a conduit le président bolivien Evo Morales à démissionner.

« Je viens d’apprendre qu’il y a eu un coup d’État en Bolivie » et que « le camarade » Morales « a été forcé de démissionner« , écrit Lula sur son compte Twitter.

« Il est regrettable que l’Amérique latine ait une élite économique qui ne sache pas comment coexister avec la démocratie et l’inclusion sociale des plus pauvres », a ajouté l’ancien président, qui a gouverné le Brésil entre 2003 et 2011 et vécu une partie de cette période au pouvoir en même temps qu’Evo Morales, qui était en poste depuis janvier 2006.

Cuba et le Venezuela dénoncent le coup d’État

Le dictateur cubain Miguel Díaz-Canel a exprimé sa condamnation « énergique » du « coup d’État » en Bolivie et sa solidarité avec le dirigeant du pays sud-américain Evo Morales, qui a annoncé dimanche sa démission de la présidence après presque 14 années au pouvoir.

Díaz-Canel a affirmé que « le coup d’État violent et lâche de la droite porte atteinte à la démocratie en Bolivie », dans un message publié sur son compte Twitter officiel.

Quelques heures avant l’annonce de la démission d’Evo Morales, le président de Cuba avait déjà dénoncé « la stratégie du coup d’État de l’opposition » en soulignant qu’elle avait déclenché en #Bolivie « une violence qui a causé des morts, fait des centaines de blessés et des expressions condamnables de racisme envers les peuples indigènes ».

Pour sa part, Nicolás Maduro a également fait appel à Twitter pour parler d’un coup d’État en Bolivie en utilisant des termes similaires.

« Nous condamnons catégoriquement le coup d’État réalisé contre le frère président Evo Morales », a déclaré Nicolás Maduro.

Le dictateur vénézuélien a ajouté que les « mouvements sociaux et politiques du monde » se déclarent « en mobilisation pour exiger la préservation de la vie des peuples indigènes boliviens victimes du racisme ».

La Bolivie est plongée dans une crise grave depuis le lendemain des élections générales du 20 octobre dernier.

Au moins trois personnes sont mortes et 421 autres blessées depuis ce moment-là, lors d’affrontements entre partisans et détracteurs du président Morales, selon les données du Bureau du défenseur public de la Bolivie.

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