Un sénateur, victime de « fake news », comprend ce que doit affronter Donald Trump

25 décembre 2017 Mis à jour: 25 décembre 2017

Le sénateur américain Bob Corker (élu républicain de l’État du Tennessee) a déclaré qu’il avait « de l’empathie » envers Donald Trump après avoir été victime des effets de « fake news » (fausses nouvelles).

« J’ai maintenant de l’empathie pour lui et les autres en tenant compte de ce qu’ils doivent affronter », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Fox News jeudi dernier.

Bob Corker a voté en faveur du gigantesque projet de la nouvelle loi fiscale, présentée comme la plus importante réforme fiscale depuis 1986 aux États-Unis. Ce projet de loi, soutenu par la majorité de députés républicains et rejeté par les députés démocrates du Congrès américain, a été finalement adopté par le Sénat mercredi passé. Le sénateur Corker avait voté contre la version antérieure de nouvelle loi fiscale.

Les médias ont suggéré que Bob Corker avait changé d’avis à cause d’une disposition additionnelle ajoutée au projet de cette loi.

Cependant, le sénateur a nié avoir eu connaissance de cette disposition qui, en outre, avait été présentée par la Chambre des représentants du Congrès américain et non par le Sénat dont il fait partie. Il a déclaré qu’il avait décidé d’appuyer le projet de loi avant que la disposition ne soit présentée.

Les opposants démocrates de la loi ont rapidement étiqueté cette disposition, favorable aux promoteurs immobiliers, de « pot-de-vin à Corker ».

« Le journaliste qui a écrit à ce sujet savait que je n’étais pas au courant de la disposition », a précisé Bob Corker.

Toutefois, a poursuivi M. Corker, bien qu’il ait dit au journaliste qu’il n’avait pas connaissance de cette disposition, le journaliste « l’a tout d’un coup détournée et présentée comme si elle avait un impact sur la décision que j’avais déjà prise ».

Donald Trump, entouré des membres du Congrès américain, lors de la cérémonie à l’occasion de l’adoption du projet de loi fiscale tenue sur la pelouse sud de la Maison-Blanche à Washington, le 20 décembre 2017. (Charlotte Cuthbertson / Epoch Times)

Le sénateur a particulièrement pointé du doigt le New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post pour leur présentation erronée de la situation.

« Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais utilisé de ma vie le terme ‘fake news’. Je comprends maintenant à ce que le président doit faire face », a-t-il déclaré.

Bob Corker a également confié d’avoir soulevé cette question lors d’une conversation téléphonique qu’il avait eu avec le président américain sur un certain nombre d’autres sujets.

« Je lui ai dit que j’avais du respect pour les médias, que je travaillais avec eux tout le temps, et que je n’ai jamais attaqué les médias auparavant. Mais que j’avais de l’empathie pour lui. »

Bob Corker a également expliqué qu’il craignait auparavant une augmentation potentielle du déficit budgétaire à cause de l’introduction de la nouvelle loi fiscale, mais qu’il avait changé son opposition initiale après avoir étudié toutes les conséquences de son adoption du point de vue de leur correspondance aux intérêts du pays.

« En fin de compte, j’ai compris que c’était une bonne chose. Pour que nos entreprises soient compétitives dans le monde entier, pour empêcher que nos entreprises se délocalisent dans d’autres pays, pour mettre à profit la dynamique que nous avons dans notre pays. »

Donald Trump a souvent condamné des médias pour leurs faux reportages.

L’édition du 15 février du New York Times. Son éditorial a été discrédité par James Comey, l’ancien directeur du FBI, qui a déclaré que cet article était presque complètement faux. (Samira Bouaou / Epoch Times)

Une étude publiée en octobre dernier par Pew Research Center montre que Donald Trump recevait une couverture principalement négative de la part des médias.

Une analyse de plus de 3 000 articles parus au cours des 100 premiers jours de sa présidence dans 24 différents médias a révélé que les reportages sur Donald Trump ont été majoritairement négatifs. Ils étaient les plus négatifs par rapport aux articles écrits sur d’autres présidents américains au cours des 25 dernières années.

La recherche montre que pendant ces 100 jours seulement 5 % d’articles étaient positifs, tandis que 62 % étaient négatifs et 33 % étaient neutres.

En comparaison, au cours de la même période, la couverture médiatique de Barack Obama a été à 42 % positive et à 20 % négative. Pour le président George W. Bush, ces chiffres étaient positifs à 22 % et négatifs à 28 %. Et pour Bill Clinton ils étaient positifs à 27 % et négatifs à 28 %.

L’étude a également révélé que la couverture médiatique de Donald Trump se concentrait sur son caractère plutôt que sur sa politique.

Jasper Fakkert

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