Shen Yun à Nice : « un spectacle engagé »

Shen Yun à Nice : « un spectacle engagé »

Stéphanie Morales et Anaïs Croisille ont été « époustouflées » par Shen Yun le 15 mars à Nice. (Yi Fan/Epoch Times)

17 mars 2017

NICE – Entre appel du large et vertige des sommets… La « capitale de la Côte d’Azur » s’est parée hier de ses plus belles couleurs, du bleu intense de la mer au vert de ses collines en passant par les ocres de ses habitations. Elle recevait un hôte de marque, installé le temps d’une soirée, dans la somptueuse salle de l’Acropolis.

La célèbre compagnie de danse et de musique classique chinoise, Shen Yun Performing Arts, a débuté cette année sa tournée européenne dans le sud avec Milan en Italie.

Elle a chaussé ses bottes de sept lieues et, hop, a traversé les Alpes… Car, les contes, les mythes et légendes, Shen Yun les connaît bien. Le Petit Poucet, peut-être pas, mais tous ceux qui ont fait rêver le peuple chinois depuis 5000 ans : Le voyage vers l’Ouest, Le voyage de l’Empereur à la lune, Les Rois dragons, Cheng’e… Shen Yun les fait revivre depuis onze ans déjà dans son programme, nouveau chaque année.

Quand la tradition rencontre la modernité
Parmi le public de ce mercredi soir, Stéphanie Morales, chargée de projets à l’international, est venue découvrir le spectacle Shen Yun car elle était désireuse « d’en savoir un peu plus » sur la culture de la Chine, l’une de ses destinations professionnelles. « J’ai beaucoup aimé », a-t-elle déclaré, « parce que je ne m’attendais pas à avoir un aperçu si global des différentes régions de la Chine, une variété de costumes, de traditions, de folklores ». En effet, Shen Yun célèbre la diversité ethnique de la Chine qui en fait, non pas un seul peuple, mais une mosaïque culturelle et ethnique. Ainsi, on voyage du Yunnan, avec les danses des jeunes filles du peuple Yi, au Tibet où les jeunes hommes accompagnent les prières de leurs tambours, en passant par la Mongolie où les femmes des villages rivalisent d’équilibre et de grâce avec des bols souhaitant la bienvenue au visiteur…

Les couleurs, chatoyantes et vives des costumes des danseurs, constituent autant d’énergie et d’esthétique visuelle pour le spectateur, laissant dire à Stéphanie Morales que « c’était époustouflant ! ». Parmi les différents tableaux dansés, elle a particulièrement apprécié celui des Fleurs jaunes : « C’était vraiment magnifique, à certains moments, on avait vraiment l’impression que c’était le printemps avec l’éclosion des boutons de fleurs ! » Outre les costumes ethniques exceptionnels, un fond de scène numérique unique au monde permet de projeter des paysages animés, assurant une interaction et une harmonie totale entre le paysage et les danseurs. « J’ai aimé cet écran digital, c’est très original », a précisé Mme Morales. Cette technologie innovante en exclusivité pour Shen Yun vient d’être brevetée cette année aux États-Unis. Grâce à cette invention, tout lieu ou moment unique sur une période de milliers d’années peut être ranimé sur scène et transporter instantanément le public dans un autre temps et un autre lieu.

Tous les tableaux dansés et chantés de Shen Yun sont accompagnés d’un orchestre live qui propose une expérience musicale inédite : allier la beauté singulière des mélodies chinoises avec la précision et la puissance d’un orchestre symphonique occidental. Stéphanie Morales a d’ailleurs « aimé le mélange des instruments occidentaux et chinois traditionnels. » Selon elle, « ils ne se masquent pas », mais « se subliment », tout simplement. « La musique est très belle, pas répétitive, elle apporte vraiment un plus au spectacle, une profondeur », a-t-elle ajouté, très enthousiaste.

« Un spectacle engagé »
Au-delà de l’aspect esthétique et sensoriel, Stéphanie Morales a pu ressentir les valeurs véhiculées par le spectacle, des valeurs qui ont guidé la Chine pendant des millénaires. « Ce spectacle parle de la nature, du divin, de Dieu, de forces célestes et d’harmonie, de cohésion de groupe », déclare-t-elle ainsi. Son amie, Anaïs Croisille, va plus loin dans sa compréhension et parle de « spectacle engagé », lequel est pour elle, « la cerise sur le gâteau ».

Sans doute fait-elle référence à ces tableaux présentant des scènes contemporaines de persécution du Falun Gong en Chine. En effet, cette méthode de méditation basée sur les principes de Vérité, Compassion et de Tolérance est depuis 1999, gravement persécutée en Chine. Les danseurs de Shen Yun mettent donc en scène une réalité souvent occultée par la communauté internationale. De fait, la compagnie a subi de nombreuses pressions venant du Parti communiste chinois pendant ces dernières années.

De nombreux théâtres de par le monde ont aussi subi des pressions : courriers et appels téléphoniques diffamant la compagnie Shen Yun et menaces réelles de détérioration des relations politiques et économiques si les responsables des théâtres n’annulaient pas les séances de Shen Yun déjà programmées.
« J’apprécie ce côté engagé et je trouve dommage que cela ne puisse pas être joué en Chine. C’est beau qu’un spectacle comme celui-ci puisse présenter des valeurs telles que celles-là et puisse faire avancer les choses », a conclu Anaïs Croisille.

Propos recueillis par Yi Fan.

Shen Yun Performing Arts se produira à Aix-en-Provence les 17 et 18 mars, puis à Paris les 21 et 22 avril. Suivront Montpellier (25-26 avril) et Nantes (28-29 avril).

Pour en savoir plus, consultez fr.shenyun.com. La compagnie Shen Yun Performing Arts est basée à New York et comprend cinq compagnies présentant des spectacles simultanément partout dans le monde.
Epoch Times est média partenaire de Shen Yun.