Shen Yun à Paris : la culture chinoise « qui transporte et qui enchante »

Shen Yun à Paris : la culture chinoise « qui transporte et qui enchante »

Delphine Martini a découvert Shen Yun « avec un grand bonheur ». Quant à Mickael Roussillon, il souhaiterait revoir Shen Yun « car c’est vraiment un très beau spectacle ». Pierre Berou s’est exclamé : « Je reviendrai ! » (NTDTV)

26 avril 2017

PARIS – C’est un public chaleureux et une salle comble qui ont accueilli la seconde représentation du spectacle Shen Yun samedi 22 avril en matinée au Palais des Congrès.

Parmi le public, des spectateurs ont transmis leurs impressions et l’expérience qu’ils venaient de vivre avec ce voyage à travers les cinq mille ans de culture chinoise qui plonge ses racines dans le bouddhisme et le taoïsme, et les légendes fortement colorées en lien direct avec le monde du divin que nous offre la compagnie Shen Yun à chaque spectacle.

Une expérience positive
Delphine Martini, directrice d’école, était présente. « J’ai moi-même fait beaucoup de danse classique occidentale. Là, c’était l’occasion de découvrir la version chinoise avec un grand bonheur ! », a-t-elle déclaré en préambule.

« Merci pour ce cadeau de transmission ! J’aime beaucoup le travail ! c’est peut-être la mise en scène de cette année avec les couleurs et les costumes qui pour moi est quelque chose de tout à fait différent », a-t-elle ajouté avec enthousiasme.

Son expérience de la danse classique l’amène à porter un autre regard sur le spectacle. C’est ainsi qu’elle avance : « J’observe aussi le travail du groupe. Dans le ballet occidental, le but est d’être la pièce unique. Là, le but est que l’ensemble soit harmonieux : en ballet occidental aussi mais il y a toujours une étoile au milieu. Ici, on a l’impression que le seul but est que l’ensemble soit beau, pas seulement une personne mise en valeur. Ce n’est pas pareil ! Cela montre à quel point l’important est la chaîne et pas un maillon », a-t-elle précisé.

« C’est magnifique ! Je garde une forte impression des couleurs, des mouvements d’ensemble… On est transporté quelles que soient les chorégraphies. On n’a pas l’occasion de voir cela tous les jours ! Je reviendrai ! »

La danse classique chinoise est fondée sur une profonde esthétique traditionnelle. Elle était principalement transmise à ses débuts, parmi le peuple, dans les cours impériales et le théâtre antique. S’enrichissant à travers les siècles, elle est devenue la danse classique chinoise que nous connaissons aujourd’hui, précise le site de la compagnie. Au-delà de la gestuelle et de l’expression qui sont uniques, elle repose aussi sur des combinaisons de sauts, de pirouettes, de saltos, de vrilles et autres techniques de sauts qui la rendent à la fois très physique et très aérienne.

« J’étais très heureuse de découvrir cet instrument dont j’ai encore le son dans l’oreille. Vraiment très agréable. Comme quoi il y avait la possibilité de faire des sons magnifiques avant l’ordinateur. On le savait tous », a-t-elle précisé. Elle aborde ainsi l’instrument traditionnel à deux cordes qui a plus de quatre mille ans : l’erhu. Cet instrument qui a un registre équivalent à celui de l’alto est capable de transmettre des sonorités aussi bien douces que sonores. Il a souvent été utilisé pour transmettre les émotions du peuple.

« Sur l’histoire, j’ai beaucoup aimé qu’il y ait une petite présentation avant chaque scène. C’était sympathique, cela m’a aidée car je n’avais pas eu le temps de lire le programme avant. Très bien organisé ! », conclut-elle en remerciant l’ensemble des artistes pour leur prestation.

« On était très content de revenir »
Mickael Roussillon travaille dans une banque. Il a beaucoup apprécié d’être parmi les spectateurs qui ont assisté à cette représentation : « On était déjà venu en 2013. On avait bien aimé le côté harmonieux, très esthétique avec les costumes, la musique et la danse. Visuellement et avec la sonorité cela fait quelque chose qui transporte et qui enchante beaucoup. On s’est dit qu’on allait voir les nouvelles mises en scène et les nouvelles chorégraphies, et effectivement on a vu l’évolution ! », a-t-il déclaré.

Shen Yun Performing Arts est basée à New York. Créée en 2006 par des pratiquants de Falun Dafa, la vocation de la compagnie est d’utiliser les arts de la scène pour faire revivre l’essence de la culture traditionnelle chinoise, précise le site de la compagnie. Ainsi, chaque année un spectacle original est proposé et permet de renouveler le répertoire des arts de la scène tout en permettant de transmettre cette culture qui a bien failli disparaître sous le régime communiste chinois.

« On était très content de revenir, de revoir et de se réimprégner de cette culture de danse chinoise. On voit un message qui transparaît. Je crois d’ailleurs que Shen Yun ne fait pas de spectacle en Chine. Nous souhaiterions le revoir car c’est vraiment un très beau spectacle à la fois avec les costumes, la danse traditionnelle chinoise qui est effectivement très différente de ce qu’on voit dans la danse et la musique européenne », a-t-il précisé. Quand il suppute que Shen Yun ne peut pas se produire en Chine aujourd’hui, il a tout à fait raison, car effectivement le site de la compagnie précise que le spectacle ne peut pas se produire aujourd’hui en Chine communiste athée, où la liberté de conscience est réprimée : les personnes pouvant se retrouver dans des camps de travail, voire subir des tortures pour renoncer à leur croyance.
« C’est un beau spectacle. Nous gardons une impression positive, un bon moment, un beau spectacle. Les petites scénettes nous transportent et nous emportent », conclut-il en souriant.

Une occasion de découvrir un autre visage de la Chine
Pierre Berou est constructeur dans le domaine des centrales nucléaires. Le spectacle a été pour lui une occasion de redécouvrir une Chine dont il n’avait pas encore eu connaissance: « Ce que j’ai vraiment aimé ce soir, c’est la capacité à profiter de la lumière de la Chine dans de nombreux territoires que je ne connais pas : là, je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner si les conditions politiques me le permettent », a-t-il affirmé.

« C’est vraiment une très belle synthèse avec cette opposition apparente entre une mise en scène à l’américaine et la culture traditionnelle chinoise de toutes les régions qui est absolument diverse », a-t-il précisé. La compagnie Shen Yun, forte de son implantation sur le sol des États-Unis, a développé la culture américaine du show business avec deux présentateurs qui introduisent les tableaux en employant le français, l’anglais, mais aussi le chinois, confirmant la dimension internationale de la compagnie.

« C’est magnifique ! Je garde une forte impression des couleurs, des mouvements d’ensemble… On est transporté quelles que soient les chorégraphies et on n’a pas l’occasion de voir cela tous les jours ! Je reviendrai ! », a-t-il conclu avec enthousiasme.

Propos recueillis par NTDTV.

Shen Yun se produira à Nantes pour ses dernières représentations françaises les 28 et 29 avril prochains.
Pour en savoir plus : fr.shenyun.com. La compagnie Shen Yun Performing Arts est basée à New York et comprend cinq compagnies présentant des spectacles simultanément partout dans le monde.
 


Epoch Times est média partenaire de Shen Yun.