Protéger notre environnement, sans dictature socialiste ni État ultra-centralisé

Par Adrian Norman
1 janvier 2020 Mis à jour: 1 janvier 2020

Boyan Slat, âgé de 24 ans, est le fondateur et PDG de The Ocean Cleanup, une entreprise qui a déployé une technologie innovante pour retirer le plastique des océans du monde. Il l’a fondé dans son pays d’origine, les Pays-Bas, à l’âge de 18 ans.

En octobre, Boyan a fait une présentation de la machine révolutionnaire de son entreprise appelée The Interceptor, une barge de style catamaran conçue pour s’asseoir sur les rivières et « intercepter » le plastique avant qu’il ne se déverse dans l’océan.

Cet outil est une merveille technique : il fonctionne complètement hors réseau, est 100  % solaire, stocke l’énergie dans des batteries lithium-ion pour une utilisation nocturne, mesure directement la quantité de débris extraits et peut mesurer les conditions météorologiques locales.

Une fois opérationnel, un seul intercepteur peut retirer environ 55 tonnes de plastique (par jour) d’une rivière. C’est l’équivalent d’un million de bouteilles de soda en plastique.

L’entreprise de Boyan a été largement financée par des dons, recevant plus de 28 millions d’euros en 2017.

De nos jours, les impacts que nous avons sur la planète sont légion. La plupart d’entre nous convient que davantage pourrait être fait pour réduire les conséquences environnementales négatives de l’action humaine. Là où tout le monde ne s’entend pas, c’est quand vient le temps de s’arrêter sur des solutions à mettre en oeuvre.

Se faire ridiculiser par une fille nordique de 16 ans, dont l’activisme climatique le plus visible a entraîné la même quantité d’émissions de carbone que celles qu’elle a tournées en dérision lors d’un discours aux Nations unies, n’est guère la réponse.

Les politiques répressives, telles que la « Nouvelle donne verte » (Green New Deal), qui siphonnent jusqu’aux trois quarts du revenu d’une nation et le redirigent vers des politiciens qui sont complètement incapables de proposer des solutions aux problèmes environnementaux, ne résoudront pas le problème, surtout lorsque cet argent ne pourra pas même couvrir les coûts de ces programmes, qui sont davantage orientés vers le socialisme que la durabilité.

La réussite de M. Slat est une démonstration éclatante du fait que le monde n’a pas besoin de politiques socialistes intrusives à grande échelle pour respecter son engagement à maintenir un environnement sain.

Il avait à peu près le même âge que la militante climatique Greta Thunberg lorsqu’il a pris note de la nécessité de s’attaquer à ces problèmes. Pourtant, plutôt que de faire un discours condescendant au monde sur la façon dont il doit s’adapter à sa vision de l’apparence de la planète, il a pris des mesures et amorce le changement qu’il veut voir dans le monde.

L’équipe de Boyan Slat a mené des recherches et a déterminé que 80 % du plastique entrant dans les océans provient de seulement 1 000 fleuves dans le monde. Son entreprise se concentre sur eux et espère s’attaquer à ces rivières d’ici 2025.

Des intercepteurs collectent déjà des déchets en Indonésie et en Malaisie, et un troisième est en préparation pour un déploiement au Vietnam. Un quatrième appareil va être envoyé au Rio Ozama en République dominicaine.

Le projet Ocean Cleanup déploie également des systèmes conçus pour capturer et retirer le plastique qui a déjà pénétré dans l’océan.

Selon son site Web, plus de 5 milliards de morceaux de plastique jonchent les océans du monde. La plus grande partie « s’accumule dans cinq parcelles d’ordures océaniques, la plus grande étant le Great Pacific Garbage Patch (le 7e continent), situé entre Hawaï et la Californie ».

Les systèmes sont conçus pour compléter (plutôt que remplacer) les structures de gestion des déchets existantes. La société de Boyan estime être en mesure d’enlever 50 % du 7e continent en seulement cinq ans et devrait le faire avec une fraction du coût des méthodes de nettoyage traditionnelles. Le déploiement de ces systèmes à l’échelle mondiale représenterait une énorme victoire pour les écosystèmes planétaires.

L’alarmisme climatique est la nouvelle religion de la gauche politique. Et la vraie vérité qui dérange, c’est que nous n’avons pas besoin du socialisme, du Green New Deal ou des mandats des Nations unies pour sauver notre planète.

Dans un coup écrasant pour les faux prophètes qui suggèrent qu’un gouvernement gonflé et intrusif, des taxes plus élevées, plus de charges réglementaires et moins de souveraineté nationale sont le seul moyen de sauver notre planète, le projet Ocean Cleanup est la preuve que l’entreprise privée est la plus efficace et une manière moralement supérieure de relever nos défis environnementaux.

Alors que nous nous dirigeons vers la troisième décennie de ce siècle, nous devons tous nous inspirer d’exemples de leadership du secteur privé qui ont fait preuve de réelles promesses pour parvenir à une Terre plus propre et plus saine.

Adrian Norman est écrivain et commentateur politique.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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