Somme : un maire baisse son indemnité pour pouvoir embaucher un jeune à temps plein

Par Léonard Plantain
5 octobre 2020
Mis à jour: 6 octobre 2020

Le maire d’Hallencourt (dans la Somme) a dû baisser son indemnité pour faire passer un jeune du service d’entretien de sa commune à temps plein.

Parce que les dotations de l’État dédiées au fonctionnement d’Hallencourt n’ont cessé de baisser (passant de 190 000 à 77 000 euros en quelques années), Frédéric Delohen, le maire de la commune, a dû prendre une mesure particulière : faire voter une baisse de son indemnité, afin de pouvoir passer à plein temps un membre du service d’entretien de sa commune.

Une décision qui fait suite à la colère d’une famille endeuillée, qui s’est plainte il y a quelques semaines de l’état du cimetière communal. Une affaire qui pourrait d’ailleurs se poursuivre en justice, relate Le Parisien.

Âgé de 54 ans et retraité de la SNCF, le maire explique : « Hallencourt se développe sur une superficie de 20,55 km². Nous avons 4 personnes aux services techniques qui s’en chargent. Mais l’une part à la retraite bientôt, une autre a des soucis de santé… Nous avons donc décidé d’embaucher un jeune de la commune qui était à 20 heures et de le faire passer à 35 heures. »

Cependant, cela n’entrait pas dans le budget. Une seule solution lui vint à l’esprit : diminuer son salaire. Ainsi, Frédéric Delohen a fait voter une baisse de 600 euros de son indemnité, la faisant passer à 1 672 euros brut pour le 1er décembre.

Une décision que son épouse et les élus de son camp déplorent. « Il est vrai que moi et mes adjoints ne prenions déjà pas la somme à laquelle nous avions droit, alors que j’ai toujours dit que tout travail méritait salaire. Parfois, je travaille de 8 heures à 21 heures. Mais le plus important, c’est que ce recrutement soit transparent pour la collectivité. Ce jeune, très sérieux, que nous avons formé depuis trois ans, a failli se faire embaucher dans une commune voisine », explique le maire.

De son côté, le premier intéressé a préféré rester discret. « Il m’a dit merci. Quant à moi, j’aurais préféré que cela passe inaperçu. J’aurais dû le faire dès ma réélection », conclut Frédéric Delohen.

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