En souvenir des victimes : 22 ans de diffamation et de violences

Par John Mac Ghlionn
21 juillet 2021
Mis à jour: 23 juillet 2021

Les violences commises dans la région ouïghoure du Xinjiang, en Chine, ont été bien documentées. Avec le travail d’esclaves dans des camps et les horribles histoires de violences sexuelles, le sort effrayant des Ouïghours doit être largement connu.

Une autre situation importante qui doit être largement connue concerne la persécution des pratiquants de Falun Gong. Il y a vingt-deux ans, le Parti communiste chinois (PCC) a essayé d’éliminer cette discipline spirituelle. Craignant sa popularité grandissante ainsi que son indépendance vis-à-vis de l’État-parti, le dirigeant du PCC à l’époque, Jiang Zemin, a lancé une répression à l’échelle nationale, accompagnée d’une immense campagne de propagande diffamatoire. Et cette répression se poursuit encore aujourd’hui.

Partis, mais pas oubliés

Tout d’abord, on pourrait se demander pourquoi le régime chinois persécute le Falun Gong – une pratique spirituelle qui implique des exercices lents, y compris la méditation, et met l’accent sur l’importance des valeurs de vérité, de bonté et de patience. En Chine actuelle, où la tyrannie et le mensonge règnent en maître, il n’y a peu de place, voire aucune, pour l’honnêteté, l’empathie et la tolérance. En d’autres termes, il n’y a pas de place pour le Falun Gong.

Depuis le 20 juillet 1999, l’État-parti a lancé d’innombrables campagnes de diffamation contre les pratiquants de Falun Gong. Dans son livre Wild Grass: Three Portraits of Change in Modern China (L’herbe sauvage : trois portraits du changement dans la Chine moderne), Ian Johnson a écrit que les affirmations du PCC contre ce groupe ne comportent aucune vérité. Contrairement à la propagande propagée par le régime chinois, Johnson remet les pendules à l’heure. Les pratiquants de Falun Gong « se marient avec les gens qui sont en dehors du groupe, ont des amis en dehors du groupe, occupent des emplois normaux, ne vivent pas isolés de la société, ne croient pas que la fin du monde est imminente et ne donnent pas d’importantes sommes d’argent à l’organisation », explique-t-il.

Toutefois, cela n’a pas empêché le PCC de diffuser des mensonges malveillants. Comme le note l’écrivain James Griffiths, depuis 1999, l’État-parti chinois a lancé une « campagne de propagande concertée » pour dépeindre ce mouvement pacifique comme une « secte maléfique ». Dans le mois qui a suivi son interdiction, « près de 400 articles ont été publiés dans les médias d’État pour attaquer le Falun Gong ». Bien sûr, la réponse est allée bien au-delà des éditoriaux diffamatoires et incitants à la haine.

Des centaines de milliers de pratiquants de Falun Gong ont été envoyés dans des camps de « rééducation ». Les gens se demandent si l’enfer existe réellement. Il l’est, et il existe ici, sur Terre. L’enfer se présente sous la forme d’un centre de « rééducation » chinois. Comme le rapporte Amnesty International : « Les camps de rééducation sont des lieux de lavage de cerveau, de torture et de punition qui rappellent les jours les plus macabres de l’ère Mao – lorsque toute personne soupçonnée de ne pas être suffisamment loyale envers l’État ou le Parti communiste chinois pouvait se retrouver dans les camps de travaux malfamés de la Chine. »

Dans ces établissements, l’accent n’est pas mis sur l’éducation proprement dite. Au lieu de cela, ceux « qui résistent ou ne font pas suffisamment de ‘progrès’ sont soumis à des punitions allant de la violence verbale à la privation de nourriture, à l’isolement, aux coups et au maintien dans des positions fixes et douloureuses ». La violence éprouvée dans ces camps ne connaît aucune limite.

Le tableau « La tragédie en Chine » montre une femme en deuil devant son mari décédé à la suite de la persécution. Elle croise les bras en signe de force et de résilience. Dans sa main, son mari tient des documents de lavage de cerveau que le régime chinois utilise pour amener les pratiquants de Falun Gong à renoncer à leur croyance. (L’art de Zhen Shan Ren)

Au cours des 22 dernières années, des milliers de pratiquants ont été torturés à mort lors de cette campagne de terreur. Au Xinjiang, au moment où j’écris ces lignes, un génocide se produit. Cependant, par rapport aux pratiquants de Falun Gong, le génocide se poursuit depuis plus de deux décennies. N’oublions pas qu’en Espagne et en Argentine, en 2009, cinq hauts responsables de l’État-parti chinois ont été inculpés pour avoir commis des actes de génocide et de torture envers des pratiquants de Falun Gong. Plus choquant encore, des dizaines de milliers de victimes innocentes ont été assassinées par le régime. Beaucoup de ces gens sont morts lors des prélèvements forcés d’organes.

En 2013, Ethan Gutmann, écrivain, chercheur, auteur et expert principal en études chinoises à la Fondation commémorative des victimes du communisme, a témoigné sur les violences commises à l’encontre des pratiquants de Falun Gong. Il a indiqué que, bien qu’il n’y ait « aucun moyen légal » pour exécuter les pratiquants du Falun Gong, la persécution à laquelle ils font face en Chine peut être comparée à « l’Inquisition ». Il a précisé que des personnes innocentes « disparaissent tout simplement ».

Depuis le témoignage horrifiant de Gutmann, les disparitions n’ont pas cessé. Loin de là. En 2018, un groupe d’avocats et d’experts, dont beaucoup faisaient des recherches sur les atrocités commises en Chine depuis des années, a annoncé avoir « des preuves évidentes que les prélèvements forcés d’organes » y étaient toujours pratiqués et que les pratiquants de Falun Gong, connus pour avoir le corps en bonne santé, seraient « la principale source… d’organes prélevés de force ».

Pourquoi ces gens ont-ils été torturés, mutilés et massacrés ? Pourquoi les pratiquants de Falun Gong sont-ils, encore aujourd’hui, la cible des atrocités les plus inhumaines que l’on puisse imaginer ? Parce qu’ils ne renoncent pas à leur croyance dans les principes d’authenticité, bonté et patience et ne se conforment pas à la doctrine marxiste du Parti basée sur les luttes et les mensonges.

Aujourd’hui, souvenons-nous des femmes et des hommes courageux qui ont perdu la vie ainsi que des âmes courageuses qui continuent à combattre le mal. Ceux qui ont quitté ce monde ne sont plus parmi nous, mais ils ne sont pas oubliés.

John Mac Ghlionn est un chercheur et un essayiste. Ses écrits ont été publiés dans des journaux comme le New York Post, Sydney Morning Herald, American Conservative, National Review, Public Discourse et d’autres médias respectables. Il est également chroniqueur à Cointelegraph.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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