Paris : deux nouvelles enquêtes ouvertes pour des violences policières

Par Epoch Times avec AFP
13 janvier 2020 Mis à jour: 14 janvier 2020

Le parquet de Paris a confié deux enquêtes à l’IGPN, après les coups de matraques portés par les forces de l’ordre sur une conductrice de métro et un jeune homme de 23 ans lors de la manifestation du 9 janvier à Paris.

Dans cette vidéo, tournée à proximité de la gare Saint-Lazare et largement relayée sur les réseaux sociaux, on voit un policier asséner plusieurs coups de matraque télescopique à une manifestante, notamment au niveau du visage, alors qu’elle cherche à ramasser son téléphone portable tombé à terre.

Le 13 janvier, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), pour « violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité inférieure à huit jours », a précisé le parquet.

Elle fait suite à une plainte déposée le 10 janvier par cette manifestante, conductrice à la RATP et militante du syndicat Unsa qui accuse la police, vidéo à l’appui, de l’avoir violemment frappée lors de ce rassemblement contre la réforme des retraites..

« J’ai vu un policier qui avait de la haine dans les yeux », a assuré sur RTL cette mère de famille, victime d’un « traumatisme crânien » et de multiples hématomes.

Plusieurs accusations sur des violences policières

Le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête le 10 janvier après la diffusion d’une vidéo montrant un policier tirant à bout portant sur des manifestants avec un LBD lors de cette même manifestation, marquée par de nombreuses échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre.

D’autres plaintes

Lundi, une autre plainte a été déposée pour des violences policières — là aussi filmées — lors de ce rassemblement. Dans la vidéo, on voit la victime recevoir de multiples coups de poing alors qu’elle s’était retrouvée au sol en tentant de venir en aide à une femme traînée sur la chaussée par des policiers.

Le plaignant « ne connaissait pas cette femme mais il a voulu la secourir, parce qu’elle criait et avait l’air de se sentir mal », a expliqué son avocate, Camille Vannier. Placé en garde à vue, il a été remis en liberté samedi sans qu’aucune charge soit retenue contre lui.

Christophe Castaner rappelle le devoir d' »exemplarité » aux forces de l’ordre

Lors de ses vœux à la police nationale, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rappelé lundi les forces de l’ordre au devoir d’« exemplarité », après une nouvelle vague d’accusations de violences policières.

 

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