Taïwan : une ambassadrice américaine réclame l’adhésion de l’île à l’ONU

TAIPEI, Taïwan - L'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Kelly Craft, exprime son soutien à l'intégration de Taïwan dans l'Organisation des Nations unies
Par Frank Fang
2 octobre 2020
Mis à jour: 2 octobre 2020

« Le monde a besoin de la pleine participation de Taïwan au système des Nations unies, en particulier en ce qui concerne les questions qui touchent à la santé publique et au développement économique », a déclaré Mme Craft lors d’une conférence virtuelle du Cadre mondial de coopération et de formation (GCTF) le 29 septembre.

« Les Nations unies sans la pleine participation de Taïwan est une tromperie envers le monde », a ajouté Mme Craft. « Taïwan mérite la plus haute plateforme où elle peut partager ses remarquables innovations et son expertise en matière de science des données, de technologie médicale et de communications de pointe. »

Les États-Unis et Taïwan ont créé le Cadre mondial de coopération et de formation (GCTF) en juin 2015, l’utilisant comme une plateforme afin que Taïwan puisse partager son expertise avec ses partenaires du monde entier. Le Japon a rejoint la plateforme en 2019.

Taïwan a perdu son siège aux Nations unies au profit de la Chine après l’adoption de la résolution 2758 de l’ONU en 1971. Huit ans plus tard, en janvier 1979, les États-Unis ont mis fin à leurs relations diplomatiques avec Taïwan en faveur de Pékin – qui considère « l’île rebelle » comme une partie de son territoire, malgré son statut d’autonomie avec son propre gouvernement démocratiquement élu.

Depuis lors, Washington entretient avec Taipei une relation non diplomatique fondée sur la loi sur les Relations avec Taïwan (Taïwan Relations Act – TRA), promulguée par l’ancien président Jimmy Carter en avril 1979.

La TRA autorise les États-Unis à fournir à l’île des équipements militaires pour sa propre défense, et a créé une société à but non lucratif, l’Institut américain à Taïwan, qui est maintenant l’ambassade américaine de facto sur l’île.

Plus de 100 fonctionnaires et experts de plus de 20 pays ont participé à l’événement du Cadre mondial de coopération et de formation (GCTF), dont le directeur de l’Institut américain à Taïwan, William Brent Christensen, le ministre des Affaires étrangères de Taïwan, Joseph Wu, et Akira Yokochi, représentant adjoint du Bureau de Taipei de l’Association d’échange Japon-Taïwan.

L’événement du Cadre mondial de coopération et de formation (GCTF) s’est déroulé pendant que les membres des Nations unies tenaient le débat général de la 75e session de l’Assemblée générale, qui a débuté le 22 septembre.

Mme Craft a ajouté : « Taïwan a un ami de confiance en la personne du président Donald J. Trump, et une administration qui défend le rôle international que joue Taïwan. »

Les relations entre Washington et Taïwan se sont considérablement réchauffées sous l’administration Trump, qui considère Taïwan comme un allié important dans sa stratégie indo-pacifique. Deux hauts fonctionnaires américains se sont rendus à Taïwan au cours des deux derniers mois : le secrétaire à la Santé et aux services sociaux, Alex Azar, et le sous-secrétaire d’État, Keith Krach.

L’ambassadrice américaine a également critiqué le régime chinois pour avoir fait « tous les efforts possibles pour supprimer le profil international de Taïwan », des actions qui, selon elle, ont été entreprises par peur « d’une société libre et ouverte ».

Mme Craft a souligné que la pandémie actuelle était une autre raison pour laquelle Taïwan devrait participer à l’ONU. Elle a expliqué que Pékin « a bloqué la tentative de Taipei d’avertir le monde que le Covid-19 se propage par contact d’homme à homme ».

Le Covid-19 est la maladie causée par le virus du Parti communiste chinois (PCC)*, communément appelé le nouveau coronavirus.

Dans un courriel du 31 décembre, les responsables taïwanais avertissaient l’Organisation mondiale de la santé que le virus pouvait être contagieux. Selon des documents internes du gouvernement, Pékin connaissait le potentiel de propagation du virus chez les humains, mais ne l’a pas reconnu publiquement avant le 20 janvier.

Le 21 janvier, Taïwan et les États-Unis ont tous deux signalé leurs premiers cas confirmés de Covid-19.

Mme Craft a également applaudi le partenariat public-privé de Taïwan pour avoir fait passer la capacité de production locale de masques d’environ 2 millions à près de 20 millions par jour, clé du succès de Taïwan pour contenir la propagation du virus, a-t-elle fait savoir. Au moment de la mise sous presse, Taïwan comptait 514 cas de Covid-19, dont sept décès.

Et depuis avril, Taïwan a fait don de plus de 50 millions de masques à des pays du monde entier.

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a remercié Mme Craft pour avoir « reconnu les contributions de Taïwan à la santé publique et au développement économique et pour avoir soutenu notre inclusion dans le système @UN », dans un tweet mercredi.

La présidente Tsai a ajouté : « Nous savons qu’avec une plus grande participation internationale, nous pouvons faire encore plus pour le monde. »

Douze des alliés diplomatiques de Taïwan, dont le Belize, le royaume d’Eswatini et le Nicaragua, ont publiquement appelé à l’inclusion de Taïwan dans le système des Nations unies lors du débat général de l’ONU, selon l’agence de presse gouvernementale Central News Agency.

Epoch Times qualifie le nouveau coronavirus, à l’origine de la maladie Covid-19, de « virus du PCC » parce que la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti communiste chinois ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondial.

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