Vives tensions dans le Golfe d’Oman: l’Iran dit avoir abattu un drone américain

Par afp
20 juin 2019 Mis à jour: 12 juillet 2019

L’Iran a annoncé jeudi avoir abattu un « drone espion américain » qui aurait violé son espace aérien dans un contexte de tensions croissantes dans le Golfe faisant redouter l’éclatement d’un conflit ouvert entre Washington et Téhéran.

L’appareil, un modèle Global Hawk (du fabricant américain Northrop Grumman), a été abattu « aux premières heures de la journée », au dessus de la province côtière d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Il a été abattu par un « missile » de la force aérospatiale des Gardiens, au large de la côte face au mont Mobarak, « après avoir violé l’espace aérien iranien », ajoute le texte, sans fournir davantage de détails.

Selon la télévision d’Etat iranienne, cette zone se trouve dans le comté du port de Jask (sur la mer d’Oman). Les États-Unis affirment quant à eux que leur drone volait en territoire international. Aucune image de l’appareil détruit n’avait été publiée par les médias iraniens en milieu de matinée.

Des tensions exacerbées entre l’Iran et les États-Unis

L’incident survient dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les États-Unis. La province d’Hormozgan borde le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial de pétrole.

L’armée américaine a intensifié mercredi ses accusations contre l’Iran, qu’elle tient responsable de l’attaque des deux tankers touchés par des explosions le 13 juin en mer d’Oman. Téhéran a nié toute implication dans ces attaques, laissant plutôt entendre qu’il pourrait s’agir d’un coup monté des Etats-Unis pour justifier le recours à la force contre la République islamique.

En dépit des affirmations répétées de responsables américains et iraniens selon lesquelles leur pays respectif ne cherche pas la guerre, l’escalade récente des tensions dans le Golfe fait craindre qu’une étincelle ne mette le feu au poudre.

Lundi, les États-Unis ont décidé d’envoyer un millier de militaires supplémentaires dans la région.

Epochtimes.fr avec AFP

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