Les tentatives de destitution de Trump à cause de l’Ukraine ne sont pas fondées

Par Adrian Norman
31 octobre 2019 Mis à jour: 1 novembre 2019

En 1998, les États-Unis ont conclu un traité avec l’Ukraine, qui prévoyait « une large coopération en matière pénale ».

L’article 1 de ce traité décrit les types d’assistance couverts par le traité, notamment :

« …recueillir les témoignages ou les déclarations de personnes ; fournir des documents, des dossiers et d’autres éléments de preuve ; localiser ou identifier des personnes ou des objets… apporter toute autre forme d’assistance non interdite par la législation de l’État à qui on le demande. Le champ d’application du traité comprend non seulement les infractions pénales, mais également les procédures en matière pénale qui peuvent être de nature civile ou administrative. »

C’est dans ce contexte que l’entretien téléphonique de juillet dernier entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit être reconnu pour ce qu’il est – une conversation parfaitement légale et éthique visant la coopération dans le cadre d’une enquête sur la corruption en vertu d’un accord juridique conclu 21 ans plus tôt.

Pour le dire plus clairement : les entretiens de Trump avec l’Ukraine ne sont pas des délits qui peuvent servir de base pour la destitution du président américain.

Le parti démocrate américain et les médias qui penchent à gauche ont invoqué la légitimité d’une procédure de destitution en se concentrant fortement sur une déclaration d’un soi-disant dénonciateur. Celui-ci a déclaré que Trump « utilisait le pouvoir de son poste pour solliciter l’ingérence d’un pays étranger dans les élections américaines de 2020 ».

Cependant, la transcription de la conversation téléphonique entre Trump et Zelensky montre que l’aide sollicitée par Trump concernait des activités qui ont eu lieu pendant et avant les élections présidentielles américaines de 2016.

« J’aimerais que vous découvriez ce qui s’est passé dans toute cette histoire avec l’Ukraine, on parle de Crowdstrike (l’entreprise spécialisée dans les enquêtes sur les cyberattaques à laquelle le parti démocrate a fait appel en 2016)… Le serveur, on dit que c’est l’Ukraine qui l’a », a dit Trump à Zelensky.

Donald Trump a également évoqué les allégations sur la corruption de la part de Joe Biden, qui est actuellement l’un des candidats démocrates aux présidentielles de 2020 et qui était à l’époque vice-président d’Obama : « Une autre chose. On parle beaucoup du fils de Biden, que Biden a arrêté les poursuites et que beaucoup de gens veulent en savoir plus à ce sujet, alors tout ce que vous pouvez faire au sujet du procureur général serait bien. Biden s’est vanté d’avoir arrêté les poursuites, alors si vous pouvez y jeter un coup d’œil… Cela me semble abominable. »

En 2014, Hunter, le fils de Joe Biden, a été nommé au conseil d’administration de la société énergétique ukrainienne Burisma et a touché un salaire de 83 333 dollars par mois, alors qu’il n’avait aucune expérience dans le secteur énergétique. Comme l’a rapporté Fox News : « Au total, la société ukrainienne a versé 3,4 millions de dollars à Rosemont Seneca Bohai LLC, une société dirigée par Devon Archer, partenaire commercial de Hunter Biden. »

Les procureurs ukrainiens enquêtaient sur la société Burisma et c’était Joe Biden lui-même qui s’est vanté publiquement « d’avoir menacé de suspendre l’aide militaire à l’Ukraine en tant que moyen de pression pour forcer le renvoi d’un procureur qui ne lui plaisait pas ».

En fait, c’est Joe Biden qui a fait tout ce dont les démocrates accusent Donald Trump. C’est d’autant plus évident qu’il est impossible pour Trump d’avoir fait une contrepartie avec l’Ukraine car, un mois après l’entretien téléphonique entre Trump et Zelensky, les responsables ukrainiens ne savaient même pas qu’il y avait un court délai dans le versement des fonds qui leur avaient été accordés par les États-Unis.

Autres faits sur l’affaire ukrainienne

Il est également important de tenir compte des faits supplémentaires révélés à la suite des audiences tenues par les démocrates dans le but de destituer Trump :

  • Zelensky a dit qu’il ne ressentait absolument aucune pression de la part de l’administration Trump.
  • L’ancien procureur chargé de l’enquête sur Hunter Biden a déclaré qu’il avait été poussé à abandonner l’affaire.
  • Le « dénonciateur » de Trump ne peut même pas être considéré comme un vrai dénonciateur, car il n’avait pas une connaissance de première main de ces événements. Son histoire n’est fondée que sur des ouï-dire.
  • Curieusement, quelques jours à peine avant le dépôt de la plainte du  dénonciateur, l’Inspecteur général de la communauté du renseignement américaine (IG) a modifié la politique en matière de dénonciation et a autorisé de tenir compte des ouï-dire.
  • Le 17 septembre, le démocrate Adam Schiff, président du comité du renseignement de la Chambre des représentants américaine, a déclaré sur la chaîne télévisée MSNBC que son bureau n’avait aucun contact avec le dénonciateur. Il a également prétendu n’avoir aucune connaissance du contenu de la plainte déposée par celui-ci. Pourtant, le dénonciateur avait déjà secrètement rencontré l’assistant de Schiff et n’avait pas révélé ce fait à l’IG.
  • L’avocat principal du dénonciateur est un donateur de la campagne présidentielle 2020 de Joe Biden.
  • Le dénonciateur a précédemment travaillé avec deux membres du personnel de Schiff.
  • Les actions de Trump n’ont enfreint aucune loi.
  • M. Biden fait l’objet d’une enquête pour corruption qui aurait pu se produire dans le passé. Cet entretien téléphonique en question et demande de Trump à Zelensky n’a absolument rien à voir avec les élections de 2020.

Pourquoi une telle hystérie autour de la destitution ?

Les membres du parti démocrate ont cherché à destituer Trump avant même qu’il ne soit assermenté. Le scandale ukrainien et la probable tentative de sa destitution, qui serait bientôt entreprise par la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates, constituent simplement le dernier effort de la « mafia anti-Trump » de démettre le président américain de ses fonctions, bien qu’il n’y ait aucune raison.

L’article 4 de la Constitution des États-Unis stipule qu’un président devrait être destitué pour « trahison, corruption ou autres crimes et délits de grande importance ». Le respect d’un traité conclu entre les États-Unis et l’Ukraine il y a deux décennies n’a rien à voir avec cela. Par conséquent, les tentatives de destituer Trump sont infondées.

Les États-Unis, en tant que république constitutionnelle, ne sont pas attaqués par l’administration Trump. Ils sont attaqués par les politiciens – les politiciens qui sont poussés par un ressentiment exacerbé à abuser de leur pouvoir et à enfreindre les principes constitutionnels fondamentaux dans le but d’annuler les résultats des élections présidentielles de 2016.

Les audiences tenues dans le cadre des tentatives de destituer Trump détournent également l’attention de la publication prochaine du rapport de l’inspecteur général du ministère de la Justice ainsi que des conclusions de l’enquête criminelle menée par le procureur John Durham. Cela concerne les activités illégales qui seraient effectuées par l’administration Obama par rapport à l’enquête sur la Russie.

Adrian Norman est écrivain et commentateur politique.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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