Douze détenus condamnés pour terrorisme vont être libérés d’ici la fin de l’année

Par Léonard Plantain
17 novembre 2020
Mis à jour: 17 novembre 2020

Dimanche 15 novembre, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que 12 détenus condamnés pour terrorisme seraient libérés avant la fin de l’année. Des nouvelles libérations qui s’ajoutent aux 83 ayant déjà eu lieu en 2020.

C’est dans un entretien avec Le Parisien que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a indiqué que 12 détenus condamnés pour terrorisme seraient libérés avant la fin de l’année. Quant à la raison évoquée : « On ne peut pas enfermer des gens qui ont purgé leur peine », a-t-il expliqué.

Un sujet plus que délicat pour lequel Gérald Darmanin a précisé : « Mais ils restent dangereux. On doit les surveiller étroitement. Une loi doit être votée pour nous permettre de continuer à surveiller ces personnes quand ils sont Français, tout en respectant l’État de droit ». Et concernant les étrangers : « Ce sera l’expulsion », a-t-il déclaré.

Gerald Darmanin en a ensuite profité pour rappeler où en est le gouvernement dans sa politique d’expulsion : « J’ai effectué des déplacements en dehors de l’Union européenne […] où il s’agit de lutter contre le terrorisme, améliorer notre coopération en matière de renseignement et obtenir le retour des étrangers en situation irrégulière, en particulier s’ils sont radicalisés », a-t-il expliqué.

Des déplacements qui, selon lui, contribuent à faire progresser la situation, relate CNews. « Depuis 2017, 471 étrangers radicalisés ont été reconduits. Aucun président n’a fait autant qu’Emmanuel Macron », a-t-il affirmé, en déclarant poursuivre cette politique.

Le ministre de l’Intérieur a également expliqué qu’à son arrivée au Ministère, 231 étrangers en situation irrégulière étaient suivis pour soupçons de radicalisation. Parmi eux, certains ont été expulsés, assignés à résidence ou placés en centre de rétention administrative. « Plus de la moitié est hors d’état de nuire », a indiqué Gerald Darmanin.

Concernant l’autre moitié, « une dizaine d’entre eux ont le Covid et seront naturellement expulsés dès que leur situation sanitaire le permettra. D’autres nécessitent qu’on vérifie leur identité, qu’on s’assure qu’ils soient bien Russes ou Algériens comme ils le disent, par exemple. Enfin, il y a la catégorie de ceux qu’on ne peut pas renvoyer car leurs pays sont en guerre », a-t-il déclaré.

Néanmoins, « tous sont sous très étroite surveillance », conclut Gérald Darmanin.

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