Toulon : poignardée de 59 coups de couteau par son ex, elle doit régler ses loyers impayés

Par Léonard Plantain
12 octobre 2021
Mis à jour: 12 octobre 2021

En décembre 2018, Aurélie (prénom d’emprunt) a été victime de violences conjugales puis d’une tentative d’assassinat. Ayant miraculeusement survécu à 59 coups de couteau, cette Toulonnaise doit cependant régler aujourd’hui les loyers impayés de son ex-compagnon, qui est en prison et donc insolvable, pour un total de 32.000 euros.

C’est un véritable calvaire que vit Aurélie, une Toulonnaise de 44 ans qui a survécu à une tentative d’assassinat en décembre 2018 par son ex-compagnon et qui doit désormais régler les loyers impayés de ce dernier.

L’histoire d’Aurélie

Tout a commencé en mars 2018, quand cette mère de famille de 3 enfants a décidé de quitter son compagnon, car elle était victime de violences conjugales, a rapporté France Bleu.

À l’époque, elle a alors déménagé de l’appartement HLM situé à Toulon (Var) qu’ils occupaient ensemble et a envoyé une lettre recommandée au bailleur, lui signifiant qu’elle se désolidarisait du bail. « Ce courrier est la première chose concrète de ma vie sans lui. J’ai ensuite eu des échanges par mail avec l’un des employés du bailleur qui a confirmé que tout est pris en compte », a indiqué Aurélie.

Mais en décembre 2018, son ex-compagnon, qui n’a pas supporté la séparation, s’est alors rendu devant l’école où elle venait chercher son fils et, sous les yeux du jeune garçon, l’a poignardée de 59 coups de couteau avant de la laisser pour morte, a rapporté Midi-Libre. Par miracle, la pauvre femme, évacuée en urgence absolue et dont le pronostic vital était engagé, s’en est finalement sortie.

Mais le problème, c’est que son ex-compagnon, placé en détention provisoire après les faits et condamné en septembre 2021 à 25 ans de prison, n’avait jamais résilié le bail… Les loyers ont continué de courir. Aujourd’hui, comme il n’est pas solvable, le bailleur HLM est venu exiger la somme de 32.000 euros de loyers impayés à celle qui était sur le bail : Aurélie. Et ce malgré sa lettre recommandée.

Depuis, des huissiers sonnent à sa porte et la menacent de saisir ses biens ainsi que ceux de ses enfants, si elle ne paye pas la somme de 32.000 euros ! « Cette situation est très difficile à vivre. C’est comme si j’étais victime une seconde fois car j’ai cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je ne sais pas quand je pourrai reprendre une vie pseudo-normale. J’ai vraiment l’impression d’être seule au monde. Quand on est victime de violences, on ne devrait pas avoir autant de pression et de problématiques à gérer. Ce serait logique que je sois accompagnée jusqu’au bout ! » a-t-elle dénoncé.

Pour Me Laurie Franchitto, avocat d’Aurélie, après les blessures et les cicatrices des coups de couteau, cette situation est vécue comme de « nouvelles violences psychologiques qui exacerbent la douleur et aggravent le syndrome de stress post-traumatique déjà très aigu chez ma cliente. Elle ne souhaite pourtant qu’une chose : pouvoir enfin tourner la page ». 

De son côté, Me Laurent Gavarri, son associé, espère « qu’il ne s’agit que d’un dysfonctionnement interne du bailleur et que tout va rentrer rapidement dans l’ordre, car ce dossier est insupportable », a-t-il déploré.

À noter que l’ex-compagnon, après l’annonce de sa condamnation à 25 ans de prison par la Cour d’assises du Var, a décidé de faire appel. Un second procès aura donc lieu dans les prochains mois.


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