Toulouse : 1.000 commerçants et artisans protestent sous forme de « Happening » place du Capitole

Par Michal Bleibtreu Neeman
7 novembre 2020
Mis à jour: 7 novembre 2020

Vendredi 6 novembre, 1 000 commerçants et artisans, jugés « non essentiels », ont organisé une performance artistique place du Capitole pour exprimer le deuil de leur métier condamné par le gouvernement avec le confinement.

Ce vendredi 6 novembre après-midi, environ 1 000 manifestants du commerce, de l’artisanat, du sport, de la culture et de l’événementiel, dirigés par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Haute-Garonne, se sont rassemblés pour un « flashmob revendicatif ». Coiffeurs, bijoutiers, épiciers, hôteliers-restaurateurs, libraires, artistes, agences d’événementiel, dont les entreprises ont fermé à la suite du confinement, ont eu l’idée de manifester sous la forme d’un « Happening » place du Capitole, mimant leur enterrement.

Les classer « non essentiels » signifie leur condamnation à mort économique. La manifestation a été autorisée par la Préfecture ; ils avaient tous une attestation spéciale et ont gardé un espace de 4 m² entre les participants.

À partir de 15 heures, leur performance, coordonnée par le metteur en scène toulousain Gilles Ramade et équipée d’écran géant, d’enceintes de sonorisation et de percussions, s’est déroulée en plusieurs phases.

D’abord, ils se sont présentés : « Je suis libraire », « Je suis restaurateur,… comédienne… « , en l’honneur du solgan « Je suis Charlie », désignant tous les métiers jugés non essentiels.

Puis, à l’appel de leur secteur d’activité, ils ont mimé leur mort. Vêtus de noir, ils sont tombés les uns après les autres au sol, tandis que sur un écran géant s’affichait : « Nous sommes tous essentiels, nous sommes tous sinistrés » Munis de parapluies noirs, ils les ont déployés, recouvrant le Capitole d’un voile noir, pendant que le ténor argentin et ancien rugbyman au Stade toulousain Omar Hassan entonnait le célèbre « Choeur des esclaves » de l’opéra Nabucco de Giuseppe Verdi.

« Cette action, c’est le message de tous les métiers cités, qui sont considérés non essentiels par le président de la République. Nous sommes les grands oubliés. On ne voit toujours pas venir les aides, à part le PGE et le chômage partiel. Mais cela ne suffit pas, avec le Prêt garanti par l’État on s’endette, et on ne peut pas s’endetter sur six mois de l’année. Nous demandons que ce préjudice soit réparé, même si nous comprenons que la santé passe avant le business », explique Benjamin Serra, vice-président de la confédération des PME de Haute-Garonne, rapporte Actu Toulouse.

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