Toulouse : ivres, ils agressent deux jeunes filles et un garçon à coups de casque

Par Séraphin Parmentier
14 août 2019 Mis à jour: 14 août 2019

Déjà connus de la justice, les suspects n’en étaient pas à leur coup d’essai.

Les faits ont eu lieu le 8 août dans le centre-ville de Toulouse. Après avoir passé plusieurs heures à boire de l’alcool sur les bords de la Garonne, deux jeunes hommes de vingt ans décident de se rendre du côté de la place d’Arménie à scooter.

Arrivés sur les lieux, ils abordent un groupe de jeunes filles avec lesquelles ils discutent. Vers quatre heures du matin, un garçon et deux filles âgés de 19 ans s’approchent afin de vérifier que les jeunes filles « n’étaient pas importunées », rapportent les journalistes de La Dépêche.

Une initiative qui a provoqué la fureur des deux individus, complètement ivres. Alors que les jeunes filles abordées s’éloignaient, ils se sont saisis de leurs casques de scooter avant d’asséner plusieurs coups aux deux filles et à leur ami. Filmée par les caméras de surveillance de la ville, l’agression a été rapportée à la police municipale qui a dépêché une patrouille sur place.

Si les victimes étaient toujours sur les lieux au moment de l’arrivée des agents, leurs agresseurs avaient pris la fuite. L’un des deux auteurs présumés a finalement été rattrapé au niveau de la rue Héliot avant d’être placé en garde à vue au commissariat central établi boulevard de l’Embouchure. Sur les conseils de sa mère, son acolyte a fini par se rendre de lui-même à la police quelque temps après.

« On peut imaginer la violence du choc sur le crâne des victimes »

Jugés ce lundi dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate, les deux prévenus ont demandé un report de leur procès afin de préparer leur défense.

« Je suis bien inséré. Si je n’avais rien bu, il ne se serait rien passé de tout ça. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je n’ai pas envie de rester en détention. C’est vraiment dur. Je suis désolé pour les victimes », a affirmé l’un des accusés. « J’étais sous l’effet de l’alcool mais ça ne justifie pas », renchérit le second.

« Si aujourd’hui ils manifestent des regrets, ils ont reconnu a minima lors de leurs auditions. On peut imaginer la violence du choc sur le crâne des victimes », observe le procureur de la République.

Tenant compte du fait que les deux suspects présentaient des casiers judicaires déjà bien remplis avec pas moins de huit condamnations, le tribunal correctionnel de Toulouse a finalement décidé de les placer en détention provisoire en attendant leur procès qui aura lieu le 18 septembre.

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