Tribune de militaires : « Ce qui est écrit, c’est une réalité », assure Rachida Dati

Par Epoch Times avec AFP
29 avril 2021
Mis à jour: 30 avril 2021

Le « délitement » décrit par les militaires signataires d’une tribune controversée est une « réalité », a estimé la maire LR du 7e arrondissement de Paris Rachida Dati.

« Je ne l’aurais peut-être pas écrite comme ça mais on ne peut pas uniquement s’attacher au fait de dire ‘nous allons poursuivre ou sanctionner ces militaires’ en oubliant ce qui est écrit. Ce qui est écrit, c’est une réalité », a réagi jeudi 29 avril Rachida Dati sur franceinfo, alors que le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, a annoncé mercredi qu’ils encouraient la radiation ou des sanctions disciplinaires.

La tribune, publiée par Valeurs Actuelles le 21 avril, dénonce le « délitement » qui frappe le pays, les signataires se disant « disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation »« Si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre (…), provoquant au final (…) l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles (…) », promettent-ils dans ce texte mis en ligne 60 ans après le putsch des généraux d’Alger.

« Je suis d’accord sur le constat »

Si cette tribune comporte « une phrase ambigüe », Mme Dati estime que « le sujet, c’est qu’on règle ce délitement, qu’on s’empare des problèmes de la France, qu’on rétablisse de l’ordre, qu’on remette de l’autorité, qu’on rétablisse la sécurité, qu’on réduise les inégalités »« Je suis d’accord sur le constat », affirme-t-elle, même si « les militaires ne sont pas dans leur rôle quand ils font de la politique, (…) s’ils appellent ou à une insurrection, ou à se retourner contre la République ».

« La police est devenue une cible pour les terroristes » , rajoute Mme Dati et souligne que « les policiers ne sont pas assez soutenus, (…) y compris par les institutions et notamment l’institution judiciaire »« Moi je crains que les policiers un jour craquent. Et s’ils craquent, on va bien au-delà du délitement de la société », précise-t-elle.

Un « risque de guerre civile »

« On peut juger la démarche déplacée pour ceux qui sont en service actif », a abondé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. Mais « je trouve indigne qu’on jette l’opprobre sur des soldats français pour tenter de cacher la réalité qu’ils décrivent : le risque de guerre civile dans certains quartiers islamisés », a-t-il ajouté sur Twitter.

 

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