« Tromperie » au marché aux fleurs d’Amsterdam : les bulbes de tulipes ne fleurissent pas

Par Epochtimes.fr avec AFP
15 octobre 2019 Mis à jour: 15 octobre 2019

Les touristes sont systématiquement lésés au célèbre marché aux fleurs d’Amsterdam, où seulement 1% des bulbes de tulipes vendus fleurissent, selon une enquête diligentée par la municipalité et l’Association royale des producteurs de bulbes (KAVB).

De plus, bien souvent, les couleurs des rares tulipes qui fleurissent ne correspondent pas à celles représentées sur l’emballage du paquet de bulbes, a révélé cette même enquête, suscitant l’indignation chez les professionnels du secteur.

« L’enquête a montré que les consommateurs sont trompés de manière chronique », a déclaré le KAVB dans un communiqué.

« Des millions de touristes et d’excursionnistes d’un jour sont dupés », a affirmé le président du KAVB, René Le Clercq, cité dans ce communiqué.

Une des attractions touristiques célèbres

Le marché aux fleurs d’Amsterdam est l’une des attractions touristiques les plus célèbres de la ville. Il date de 1862 environ, quand les marchands apportaient sur des barges à voile leurs marchandises dans le centre-ville via la rivière Amstel pour vendre leurs produits.

Aujourd’hui, le marché comprend un certain nombre de barges fixes avec de petites serres sur le toit. On y vend non seulement des bulbes de tulipes mais également des narcisses, des perce-neige, des œillets, des violettes, des pivoines et des orchidées.

L’enquête a révélé un problème similaire le long du « boulevard des bulbes de fleurs » à Lisse, une ville au sud d’Amsterdam où se trouve le célèbre parc floral du Keukenhof, le plus grand jardin à bulbes au monde.

Les tulipes symbole national

Parmi les bulbes de tulipes vendus dans des étals le long d’une des rues principales de Lisse, seuls 2% fleurissent, a déclaré le KAVB.

Depuis leur importation de l’Empire ottoman il y a 400 ans, les tulipes « sont devenues notre symbole national et l’industrie du bulbe un acteur majeur de l’économie néerlandaise », a déclaré Le Clercq, ajoutant que « la tromperie était un problème qui existe depuis 20 ans ».

Le secteur du tourisme pourrait en pâtir, prévient le directeur de la KAVB, André Hoogendijk : « Un touriste qui achète un mauvais bulbe ne reviendra probablement pas », a-t-il affirmé à la chaîne d’information locale AT5.

La municipalité d’Amsterdam et le KAVB ont transmis les résultats de leur enquête à l’Autorité pour les consommateurs et les marchés (ACM).

 

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