Trump crée un nouveau poste à la Maison Blanche dédié à la lutte contre le trafic d’êtres humains

Par Bowen Xiao
3 février 2020
Mis à jour: 3 février 2020

Le 31 janvier, le président américain Donald Trump a signé un décret sur la lutte contre la traite des êtres humains, qui prévoit notamment la création d’un nouveau poste à la Maison-Blanche qui sera consacré à cette tâche.

M. Trump a fait de la lutte contre le trafic d’êtres humains un objectif clé de son administration et a souvent parlé publiquement de ce problème. Il a signé le décret à l’issue d’un sommet de la Maison-Blanche sur le trafic d’êtres humains, alors qu’il était entouré de fonctionnaires de l’administration, de membres du Congrès et de survivants de ce trafic.

Lors de l’événement, qui a duré environ 25 minutes, le président a déclaré que c’était une journée « historique » et a loué la passion des défenseurs et des partisans présents dans la salle. Il a déclaré que son administration était « engagée à 100 % dans l’éradication du trafic d’êtres humains sur terre » et a qualifié cette pratique de « forme d’esclavage moderne ».

Un candidat doit encore être choisi pour le nouveau poste, qui fera partie du Conseil politique intérieur, ont déclaré des fonctionnaires.

Donald Trump, lors d’une intervention « musclée », a déclaré que même si un certain nombre de sénateurs « voulaient être ici », c’est le jour où le Sénat votait pour empêcher que des témoins soient appelés à comparaître dans le procès de destitution du président.

Dans son discours, il a également remercié sa fille Ivanka Trump, qui est également sa conseillère principale, pour ses efforts sur la question du trafic d’êtres humains et de l’emploi, en disant : « Elle a pris cela sous son aile. » Ivanka se tenait sur scène aux côtés de son père.

Au début du mois de janvier, Ivanka Trump a visité des logements qui avaient été fournis aux victimes du trafic d’êtres humains à Atlanta.

La traite des êtres humains est un problème mondial et quotidien, caché à la vue de tous. Environ 1 personne sur 800 aux États-Unis vit un « esclavage moderne », selon les données de la fondation Walk Free en 2018. Cette expression est un terme général utilisé pour décrire les victimes du travail forcé, de l’exploitation ou de l’esclavage sexuel, des mariages forcés, parmi de nombreux autres abus.

M. Trump a ensuite présenté Bella Hounakey, une jeune femme qui a survécu au trafic d’êtres humains. Mme Hounakey a fait de brèves remarques, soulignant ses réalisations depuis qu’elle a été sauvée du trafic d’êtres humains à un très jeune âge. Elle est aujourd’hui diplômée de l’université, citoyenne américaine et le plus récent membre du Conseil consultatif américain sur le trafic d’êtres humains.

Mme Hounakey a reçu une ovation après son intervention, qui s’est terminée par un message aux autres victimes et survivants : « Vous n’êtes pas seul, vous n’êtes pas seul, vous n’êtes pas seul. »

Avant la signature du décret, le vice-président Mike Pence a déclaré que le décret « aura un impact sur les interventions fédérales dans l’ensemble de notre gouvernement » et permettra aux organismes gouvernementaux « d’avoir encore plus d’outils pour combattre le fléau du trafic d’êtres humains ».

Le décret élargit également les programmes d’éducation à la prévention, favorise les possibilités de logement pour les survivants et donne la priorité au retrait des contenus d’abus sexuels d’enfants sur Internet.

Le département d’État sera chargé de créer un site web qui servira de centre d’échange de ressources et d’informations sur les efforts déployés à l’échelle du gouvernement pour lutter contre le trafic d’êtres humains.

Le dernier jour de 2019, M. Trump a proclamé janvier « Mois national de la prévention de l’esclavage et du trafic d’êtres humains », qualifiant le crime de trafic d’« affront à l’humanité qui atteint tragiquement toutes les parties du monde ».

Le département de la Sécurité intérieure a lancé plus de 800 enquêtes liées au trafic d’êtres humains, a noté M. Trump dans sa proclamation, ajoutant que le département d’État a créé un réseau d’experts consultants en matière de trafic d’êtres humains, composé de survivants et d’autres experts, pour informer ses programmes et mesures de lutte contre le trafic.

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