Trump émerge plus fort que jamais de la débâcle de sa destitution

Par Brian Cates
13 février 2020 Mis à jour: 13 février 2020

Ce qui est étonnant dans les élections présidentielles américaines de 2020, c’est le fait que, à mon avis, elles sont déjà terminées.

Que ce soit Joe Biden contre Donald Trump ou Elizabeth Warren contre Donald Trump ou même le meilleur affrontement possible pour le président actuel – Bernie Sanders contre Donald Trump – je crois qu’aucun de ces candidats démocrates ne pourra battre Trump aux élections présidentielles en novembre prochain.

Non seulement Trump a survécu au stratagème de destitution des démocrates qui a duré des mois, mais il en est sorti plus fort et plus robuste que jamais. Si le but du spectacle de destitution était d’affaiblir l’actuel président américain, il est de plus en plus évident que cette stratégie n’a pas marché.

Le 4 février dernier, le même jour que Trump a prononcé le discours sur l’état de l’Union, Gallup a publié les résultats d’un nouveau sondage montrant que le taux d’approbation de Trump parmi les Américains était au niveau de 49 %. Auparavant, son meilleur taux dans ce sondage avait été au niveau de 45 % – en janvier 2017, lorsque Trump est devenu le 45e président des États-Unis.

Le fait qu’il a pu dépasser ce dernier chiffre, alors que la farce de sa destitution était encore en cours, est vraiment impressionnant.

Dans le discours sur l’état de l’Union, Trump a pris la première demi-heure pour dresser la liste de tous les succès économiques qui se sont produits au cours de son premier mandat.

Cependant, Donald Trump n’était pas censé être un président au succès impressionnant. Loin de là. Le scénario que les démocrates et la gauche progressiste étaient en train de rédiger depuis 2017 prévoyait qu’un Trump de plus en plus impopulaire et isolé se repliait sur une mentalité défensive de « bunker » en attendant d’être démis de ses fonctions – soit par la destitution soit par les électeurs lors des prochaines élections. Mais la situation réelle s’est avérée être bien différente de ce scénario.

Trump écrit son propre scénario

En s’appuyant sur ses succès, Donald Trump vise également à s’assurer du soutien des électeurs démocrates traditionnels. Et cela marche. La classe ouvrière (les « cols bleus ») afflue vers lui à la grande stupéfaction des démocrates.

Au début, les démocrates trouvaient risible que Trump, ce « personnage sorti d’un dessin animé », déclare ouvertement qu’il visait leurs circonscriptions traditionnelles.

Ils ne rigolent plus.

Les sondages montrent qu’il ne s’agissait pas de propos vides et que Trump arrive à le faire. Il se rend dans des endroits autrefois considérés comme des bastions des démocrates – tels que le Michigan, le New Jersey et le Minnesota, et il est en train de former une coalition d’anciens électeurs démocrates dont le nombre va probablement largement dépasser ceux qui ont voté pour lui en 2016.

Si les données sur la participation dans les rassemblements de Trump (diffusés par le directeur de sa campagne électorale) sont exactes, lors de certains de ces rassemblements de masse, près de la moitié de l’audience ne consistait pas en des électeurs traditionnels républicains. C’étaient des démocrates et des indépendants – beaucoup d’entre eux n’ont pas voté pour Trump en 2016 ou, s’ils l’ont fait, c’était la première fois qu’ils votaient pour un candidat républicain à la présidence.

Les derniers sondages montrent que le soutien de Trump parmi les électeurs afro-américains est d’environ 34 %. C’est une nouvelle potentiellement troublante pour le Parti démocrate, puisque Trump n’a reçu que 8 % des votes des électeurs noirs en 2016, alors qu’il se présentait contre Hillary Clinton.

L’ancien président populaire Ronald Reagan n’a jamais dépassé les 12 % de soutien parmi les électeurs noirs lors de ses victoires électorales écrasantes remportées sur les candidats démocrates Jimmy Carter et Walter Mondale. Même s’il n’obtenait que 25 % des votes des Noirs, ce serait pour Trump un raz-de-marée électoral.

Les démocrates n’ont toujours pas d’antidote contre Trump

Alors que Donald Trump gagnait du terrain parmi les électeurs de la communauté noire et d’autres groupes minoritaires en entreprenant des mesures qui correspondent à leurs intérêts, les démocrates se contentaient de se fier à la « politique identitaire » et aux injures.

Ils n’ont cessé de clamer que Trump est raciste et ils pensent que le seul fait de le dire pourrait aveugler les électeurs des minorités ethniques au point de leur faire oublier les améliorations que l’actuel président américain apporte à leurs communautés. Les démocrates ont eu plus de trois ans pour trouver une contre-stratégie efficace aux démarches franches et directes de Trump envers les communautés minoritaires américaines.

Cependant, au lieu d’essayer d’augmenter le nombre de sympathisants de leur parti, la direction démocrate semble étonnamment déterminée à réduire leur base électorale autant que possible. Leur fixation sur une conformité idéologique à 100 % est en train de détruire cette organisation politique.

Les démocrates ont fait une énorme erreur en 2016 en ne faisant pas attention à ceux qui ont voté pour Trump – un candidat du Parti républicain – en étant traditionnellement affiliés au Parti démocrate. Les prochaines élections approchent et les démocrates sont encore plus méfiants envers les « transfuges » qu’ils ne l’étaient lors des élections de 2016. Je n’ai vu aucune réelle tentative entreprise de leur part dans le but de ramener ces électeurs dans le giron démocrate.

Au lieu d’élaborer une stratégie visant à inverser cette tendance alarmante, la direction démocrate a, au contraire, doublé le type de comportement qui a aliéné tout d’abord ces anciens partisans démocrates.

James Carville, le stratège démocrate de longue date, a tardivement tenté de tirer la sonnette d’alarme sur la chaîne de télévision MSNBC, mais il est bien trop tard. Les radicaux sont maintenant aux commandes du Parti démocrate, et il n’y aura pas de changement de direction pour cette entité politique qui est de plus en plus déconnectée de la réalité et qui s’entraîne elle-même dans une traversée du désert.

Loin d’écarter Trump du pouvoir, le Parti démocrate est en train de se priver lui-même du pouvoir – et cela peut-être pour plus d’une décennie.

Brian Cates est un écrivain basé dans le sud du Texas et auteur de Nobody Asked For My Opinion… But Here It Is Anyway ! (Personne ne m’a demandé mon avis… Mais le voici quand même !)

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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