Trump optimiste sur l’imminence d’un accord sur le libre-échange avec le Mexique et le Canada

Par Epoch Times avec AFP
9 décembre 2019 Mis à jour: 9 décembre 2019

Le président Donald Trump s’est montré optimiste lundi sur l’imminence d’un accord sur les aménagements à apporter au nouveau texte régissant l’immense marché de libre-échange entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada pour permettre sa ratification un an après sa signature.

« Cela se passe très bien sur l’AEUMC, les syndicats et d’autres me disent que ça se présente bien », a déclaré M. Trump qui était interrogé sur l’état des discussions pour amender l’Accord Etats-Unis, Mexique, Canada. « On me dit que ça se passe bien et que d’importants progrès ont été faits ces dernières 48 heures », a ajouté le président américain.

L’AEUMC, qui modernise le traité de l’Aléna vieux de 25 ans et qui a intimement lié les trois économies entre elles, a été signé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique fin novembre 2018, mais seul le parlement mexicain l’a pour le moment ratifié.

Très vite, les démocrates américains qui ont la majorité à la Chambre des représentants, avaient exigé des amendements et le principal négociateur américain a depuis de longs mois repris langue avec son homologue mexicain pour tenter de trouver les termes d’un amendement à l’accord qui satisfasse en particulier les syndicats américains.

Les choses semblent désormais proches de leur conclusion.

Le ministre des Affaires étrangères mexicain, Marcelo Ebrard et le principal négociateur commercial du pays, Jesus Seade, doivent donner une conférence de presse dans les heures qui viennent.

Interrogé à Ottawa, Justin Trudeau, le Premier ministre canadien a lancé: « Nous travaillons très dur et nous avons bon espoir d’arriver à une ratification bientôt. » Les Canadiens sont prêts mais ont toujours dit attendre que Washington ratifie le texte avant de le faire eux-mêmes.

Selon la chaîne CNBC, la Maison Blanche et l’opposition démocrate sont « proches d’un accord de principe » et un vote de ratification du texte pourrait avoir lieu au Congrès le 18 décembre, si le texte est présenté d’ici le 15 décembre. “J’espère qu’ils (les démocrates) vont le mettre au vote. S’ils le mettent au vote, ça va passer », a pronostiqué le président.

Donald Trump avait dénoncé l’Aléna

Donald Trump avait dénoncé l’Aléna peu après son arrivée à la Maison Blanche, après l’avoir vilipendé pendant toute sa campagne présidentielle.

Il accusait l’accord de nuire aux Etats-Unis et d’être à l’origine de la destruction de milliers d’emplois en particulier dans le secteur manufacturier, en incitant les entreprises américaines à s’installer au Mexique où la main-d’oeuvre est moins chère.

Aux Etats-Unis, les démocrates qui détiennent la majorité à la Chambre basse du parlement ont bloqué la ratification, sous l’impulsion des syndicats. Ils craignaient que rien ne permette de vérifier l’application du texte, et en particulier la hausse des salaires horaires des travailleurs mexicains du secteur automobile. Cette hausse doit permettre d’atténuer la concurrence entre les travailleurs des trois pays.

L’AEUMC prévoit en outre pour le secteur automobile un changement important des règles dites d’origine, incitant à se fournir bien davantage en matériaux et composants de fabrication américaine. Il inclut en outre une clause forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur.

Le Mexique voudrait amender le nouvel accord concernant l’acier et l’aluminium

Dimanche, le Mexique a indiqué vouloir amender les termes du nouvel accord concernant l’acier et l’aluminium.

La disposition concernant l’acier mettrait le Mexique « dans une situation très désavantageuse », avait affirmé le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, durant une réunion avec des sénateurs.

Les termes de l’AEUMC imposent à Mexico de s’approvisionner en acier – nécessaire à son industrie automobile – à 70% en Amérique du Nord. Or, Mexico se fournit également beaucoup au Brésil, au Japon et en Allemagne.

Le Mexique réclamera lors de la prochaine réunion des négociateurs du nouveau traité que l’application de la mesure ne soit pas immédiate mais repoussé à « plus de cinq ans » après son entrée en vigueur, a souligné M. Ebrard.

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