Trump pourrait toujours rencontrer Rohani malgré les attaques de drones

Par Epoch Times avec AFP
15 septembre 2019 Mis à jour: 15 septembre 2019

Donald Trump n’exclut toujours pas l’hypothèse d’une rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani, a fait savoir la Maison Blanche dimanche, et ce malgré les accusations des Etats-Unis contre Téhéran, qu’ils tiennent pour responsable des attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. 

La conseillère à la Maison Blanche, Kellyanne Conway, était interrogée sur Fox News pour savoir si le président américain envisageait toujours de rencontrer Hassan Rohani à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU à New York la semaine prochaine, comme M. Trump l’avait suggéré cette semaine.

« Il a dit qu’il allait y réfléchir », « le président considèrera toujours quelles sont ses options », a répondu Mme Conway, ajoutant que les « conditions » devaient être « bonnes pour conclure un accord ou organiser une rencontre ».

L’Arabie saoudite s’efforçait dimanche de faire redémarrer ses installations pétrolières endommagées la veille par des attaques de drones. Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant d’Etat Aramco.

Mais le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a accusé samedi l’Iran d’avoir « lancé une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial ». Selon lui, il n’y a aucune preuve que l’attaque soit venue du Yémen.

L’Iran a réfuté dimanche des accusations américaines « insensées ».

Près de 40 ans après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays dans la foulée de la Révolution islamique et de la prise d’otages à l’ambassade américaine à Téhéran, Donald Trump a semblé tenté par une rencontre à haut niveau.

Interrogé sur un éventuel tête-à-tête avec Hassan Rohani en début de semaine, il avait répondu que « tout était possible ». « Je peux vous dire que l’Iran veut une rencontre », avait aussi déclaré M. Trump jeudi.

Son prédécesseur démocrate Barack Obama avait franchi, en septembre 2013, un premier cap longtemps inimaginable: une conversation téléphonique avec Hassan Rohani.

RECOMMANDÉ