Trump réagit à la fermeture définitive de son compte par Twitter

Par Mimi Nguyen-ly
9 janvier 2021
Mis à jour: 9 janvier 2021

Le président américain Donald Trump s’est exprimé sur la décision de Twitter de suspendre définitivement son compte de sa plateforme vendredi dernier, condamnant le géant technologique et affirmant que ce dernier ne défendait pas la liberté d’expression.

Le président américain a également déclaré qu’il s’attendait à une « grande annonce » prochainement et que son équipe négociait avec d’autres sites et envisageait également de construire une plateforme séparée.

« Comme je le dis depuis longtemps, Twitter est allé de plus en plus loin dans la supression de la liberté d’expression, et ce soir, les employés de Twitter ont coordonné avec les démocrates et la gauche radicale le retrait de mon compte de leur plateforme, pour me faire taire – et VOUS faire taire, vous aussi, les 75 000 000 de patriotes formidables qui avez voté pour moi », a réagi Trump dans une déclaration.

« Twitter est peut-être une entreprise privée, mais sans la protection de la section 230 offerte par le gouvernement, elle n’existerait pas longtemps », a-t-il ajouté.

« J’avais prédit que cela arriverait. Nous avons négocié avec divers autres sites et nous aurons bientôt une annonce importante, tout en examinant les possibilités de construire notre propre plateforme dans un avenir proche. Nous ne serons PAS RÉDUITS AU SILENCE ! » a-t-il déclaré.

« Twitter n’est pas en faveur de la LIBERTÉ D’EXPRESSION. Elle ne fait que promouvoir une plateforme de la gauche radicale où certaines des personnes les plus méchantes au monde sont autorisées à s’exprimer librement », a poursuivi Trump. « RESTEZ CONNECTÉS ! » 

La déclaration a été faite à partir du compte @POTUS, mais les messages Twitter ont disparu en quelques minutes.

« Utiliser un autre compte pour tenter d’échapper à une suspension est contraire à nos règles », a déclaré Twitter dans une déclaration aux médias. « Nous avons pris des mesures pour faire respecter cela en ce qui concerne les récents Tweets du compte @POTUS. »

« Pour les comptes gouvernementaux tels que @POTUS et @WhiteHouse, nous ne suspendrons pas ces comptes de façon permanente mais nous prendrons des mesures pour limiter leur utilisation. »

Le président américain Donald Trump salue la foule lors du rassemblement « Stop The Steal » (halte au vol) à Washington le 6 janvier 2021. (Tasos Katopodis/Getty Images)

Les éditeurs de contenu peuvent être tenus responsables de tout contenu qu’ils publient, mais les plateformes de médias sociaux et les entreprises de technologie sont protégées par la section 230 de la loi en matière de communication, qui prévoit des protections générales en matière de responsabilité pour les contenus générés par des utilisateurs tiers.

Le compte Twitter de Trump @realDonaldTrump a été suspendu de façon permanente vendredi dernier, en raison d’une violation de la politique « d’incitation à la violence » de la plateforme. Twitter a cité deux des plus récents messages du président américain pour justifier son action.

Le premier message disait : « Les 75 000 000 de patriotes américains formidables qui ont voté pour moi, AMERICA FIRST, et MAKE AMERICA GREAT AGAIN, auront une VOIX TRÈS AUDIBLE dans le futur. Ils ne seront pas humiliés, ni traités injustement de quelque manière que ce soit ! !! » 

Par la suite, le président a publié : « À tous ceux qui ont posé la question, je n’irai pas à l’inauguration le 20 janvier. » Ce fut le dernier post sur Twitter avant que le compte de Trump ne soit retiré de la plateforme.

Twitter a déclaré que les deux posts avaient violé sa « politique d’incitation à la violence », qui vise à « empêcher la glorification de la violence qui pourrait inciter d’autres personnes à reproduire des actes violents ».

L’analyse de la plateforme a déterminé que les deux derniers des posts de Trump sur Twitter sont « très susceptibles d’encourager et d’inspirer les gens à reproduire les actes criminels qui ont eu lieu au Capitole américain le 6 janvier 2021 ». Twitter a déclaré que sa détermination est « basée sur un certain nombre de facteurs », dont cinq points qu’il a énumérés dans sa déclaration.

Epoch Times ne peut pas vérifier de manière indépendante les affirmations faites par Twitter dans ses explications. Epoch Times a contacté Twitter pour lui demander s’il avait des preuves que les déclarations de Trump étaient directement liées à une quelconque violence. Twitter n’a pas répondu immédiatement.

Des agents des forces de l’ordre pointent leurs armes sur une porte qui a été vandalisée dans la Chambre des représentants lors d’une session conjointe du Congrès à Washington, le 6 janvier 2021. (Drew Angerer/Getty Images)

Le 7 janvier, la Maison-Blanche et le président ont tous deux condamné séparément la violence qui a éclaté sur les terrains du Capitole le 6 janvier, lorsque les législateurs se sont réunis pour une session conjointe du Congrès afin de dépouiller et de certifier les voix à partir de l’élection du 3 novembre 2020. Les événements de la journée ont fait au moins cinq morts, dont trois pour des raisons médicales, selon la police de DC.

« L’Amérique est et doit toujours être une nation de droit et d’ordre. Les manifestants qui ont infiltré le Capitole ont profané le siège de la démocratie américaine », a déclaré Trump. « Pour ceux qui se sont livrés à des actes de violence et de destruction, vous ne représentez pas notre pays. Et à ceux qui ont enfreint la loi, vous allez payer. »

Plus tôt dans la journée, Twitter a suspendu les comptes de l’ancien conseiller à la sécurité nationale, le lieutenant général Michael Flynn, et de l’avocate Sidney Powell, citant des « Activités dommageables coordonnées ». Powell a déclaré au journal Epoch Times qu’il n’y avait eu « aucun avertissement » concernant la suppression de son compte.

Les suppressions de comptes suggèrent que les entreprises des Géants de la Technologie, dont Twitter, sont en train de suspendre ou de pénaliser les comptes des personnes qui, sur leurs plateformes, publient des allégations de fraude électorale et d’irrégularités concernant l’élection du 3 novembre 2020.

Plusieurs comptes Twitter ont également déclaré avoir perdu des milliers d’abonnés au cours des dernières 24 heures.

Brandon Straka, le chef du mouvement conservateur WalkAway, a déclaré vendredi à Epoch Times que Facebook avait supprimé la page du groupe et interdit les comptes individuels appartenant à l’équipe.

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