Marine Le Pen : l’attaque à la préfecture de police… un « déni d’État »

Par Epoch Times avec AFP
7 octobre 2019 Mis à jour: 8 octobre 2019

Lors d’une conférence de presse avant le débat lundi sur l’immigration à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen s’est exprimée sur ce drame au cours duquel quatre personnes ont été tuées par un informaticien de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP).

« Nous sommes ici, comme dans tous les sujets, dans le déni d’État et dans le mensonge d’État », a affirmé Mme Le Pen, pour qui « l’État est absent, dramatiquement absent, criminellement absent ».

« Bien sûr M. (Mickaël) Harpon (qui a tué quatre fonctionnaires de police jeudi, NDLR) était un Français, né en France, mais il a été converti. Et il allait dans une mosquée radicale. Et dans ces mosquées radicales, un des imams avait commis des actes et pris des positions tellement choquantes qu’il avait été décidé de l’expulser du territoire », a affirmé la présidente du Rassemblement national.

« La quasi intégralité des imams salafistes ou islamistes dans notre pays (…) est étrangère », a affirmé la dirigeante d’extrême droite.

Le « danger islamiste » est « un danger mortel que le gouvernement aggrave chaque jour davantage avec sa politique insensée d’immigration », selon Marine Le Pen, qui réclame un « moratoire » sur l’immigration pour « résister à la submersion » et « parce que l’immigration coûte à tous les étages ».

« Le fondamentalisme islamiste s’est développé au fur et à mesure des années notamment au travers de gens qui ont immigré dans notre pays, dont certains sont probablement venus pour cela », a ajouté la députée du Pas-de-Calais.

« Une immigration anarchique »

« Une immigration anarchique, sans conditions, sans critères, sans exigences, fait le lit de la venue sur notre territoire de gens qui ne sont pas animés de bonnes intentions, fait le lit du communautarisme au sein duquel se développe le fondamentalisme islamiste », a insisté Marine Le Pen. D’après elle, « il existe un lien entre l’immigration anarchique et le développement du fondamentalisme islamiste dans notre pays ».

Mme Le Pen dit qu’elle « n'(attendait) rien » du débat dans l’hémicycle, étant donné que « tout ce que nous avons proposé a été impitoyablement rejeté pas seulement par En Marche mais également par les députés les Républicains ( LR) ».

Le ministre de l’Intérieur politiquement responsable

Après avoir demandé sa démission samedi dernier, la présidente du RN en a également profité pour inviter à nouveau Christophe Castaner à quitter ses fonctions. Marine Le Pen a qualifié M. Castaner d’« indigent et encombrant ministre ». « Il devrait de lui-même tirer les conséquences de cette tragédie, dont il est politiquement responsable ».

« Une fois encore, le gouvernement et plus largement le pouvoir ne nous protègent pas« , a déclaré  Marine Le Pen, quatre jours après cette attaque dont l’auteur « aurait adhéré à une vision radicale de l’islam », selon le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard.

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