Un rassemblement de soutien à l’agresseur de la préfecture de police de Paris, interdit

Par Epoch Times avec AFP
9 octobre 2019 Mis à jour: 9 octobre 2019

Un rassemblement de soutien à l’homme qui a tué la semaine dernière quatre agents de la préfecture de police de Paris (PP), prévu ce jeudi à Gonesse, ville où il résidait, sera interdit. Le ministre de l’Intérieur dénonce une « infamie ».

« La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l’assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d’Oise : le rassemblement va être interdit », a indiqué le ministre de l’Intérieur sur Twitter.

M. Castaner a également annoncé son intention d’alerter la justice à la suite de propos tenus par l’organisateur de l’événement.

« J’ai demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale », a complété le ministre, toujours sur le réseau social.

 

Indignation à droite comme à gauche

Droite et extrême droite, mais aussi certains à gauche, étaient vent debout mercredi contre l’organisation de cet hommage au tueur de la préfecture de Paris, réclamant son interdiction et pour certains la poursuite de ses initiateurs.

« Bien sûr il faut l’interdire, il n’y a même pas de question à se poser« , a réagi Frédéric Péchenard, vice-président (LR) de la région Ile-de-France et ancien directeur général de la police nationale, sur LCI.

« Comment croire qu’Emmanuel Macron pourrait lutter contre « l’hydre islamiste » alors qu’il n’arrive même pas à faire interdire une manifestation de soutien à l’assassin de quatre policiers organisée par un ver de terre ? », a demandé Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, sur Twitter.

Yannick Jadot, patron d’EELV, a considéré sur Sud Radio « cette forme de légitimation d’un attentat absolument abominable est scandaleuse ». « On est vraiment parfois au bout de l’abject et du cynisme », a-t-il déploré.

Le Parti radical de gauche a de son côté demandé « l’interdiction pure et simple de la manifestation « de la honte et de l’immonde » organisée en soutien au tueur de la Préfecture de police ».

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