Twitter et Facebook déclarent qu’ils supprimeront les messages qui souhaitent la mort de Trump

Par Zachary Stieber
5 octobre 2020
Mis à jour: 5 octobre 2020

Twitter et Facebook ont déclaré vendredi dernier qu’ils supprimeraient les messages qui souhaitent ou espèrent la mort du président américain Donald Trump.

Donald Trump, 74 ans, a été diagnostiqué avec le Covid-19 jeudi et s’est rendu dans un centre médical du Maryland le lendemain pour recevoir un traitement, notamment le remdésivir, un médicament anti-viral.

« Les tweets qui souhaitent ou espèrent la mort, des blessures corporelles graves ou une maladie mortelle à *quiconque* ne sont pas autorisés et devront être supprimés. Cela ne signifie pas automatiquement une suspension », a précisé Twitter dans une déclaration en réponse à un post qui disait que la plateforme suspendrait les personnes qui expriment sur Twitter espérer la mort de Trump.

Les messages souhaitant la mort de Trump se sont rapidement accumulés sur Twitter à la suite du diagnostic de M. Trump.

Zara Rahim, une ancienne porte-parole de la candidate démocrate à la présidence Hillary Clinton, a déclaré dans un tweet : « C’est contraire à mon identité morale de tweeter cela depuis quatre ans, mais j’espère qu’il va mourir. »

Mme Rahim a travaillé au sein de l’administration Obama avant d’être employée par la campagne de Clinton.

Steve Cox, un candidat indépendant qui se présente à la Chambre des représentants pour un siège représentant le 39e district de Californie, a également écrit qu’il espérait « qu’ils meurent tous les deux ». Il a déclaré plus tard qu’il faisait référence à Joe Biden, candidat démocrate à la présidence, et non à Trump et à la première dame Melania Trump.

La porte-parole de Facebook, Liz Bourgeois, a déclaré que le géant de la technologie modérerait également les souhaits de mort ou les menaces contre Trump.

« Pour être clair, Facebook supprime les menaces de mort ou le contenu visant directement le président qui lui souhaitent la mort, y compris les commentaires sur ses posts ou sa page, en plus du contenu qui porte une étiquette en lien avec lui », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Les plateformes de médias sociaux sont largement protégées de toute responsabilité pour ce que leurs utilisateurs publient en vertu de l’article 230 de la loi sur les communications (Section 230 of the Decency in Communications Act), que les républicains et l’administration Trump s’efforcent de plus en plus de modifier.

Les PDG de Twitter et Facebook sont cités à comparaître par un panel du Sénat, en partie parce que les sénateurs veulent les interroger sur leurs pratiques de modération.

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