La France pointée du doigt par l’UE pour avoir augmenté les salaires dans les hôpitaux

Par Léonard Plantain
22 novembre 2020
Mis à jour: 22 novembre 2020

S’inquiétant d’une dérive de déficits au-delà de la crise sanitaire, la Commission européenne a pointé du doigt la France sur ses mesures de relance sur les finances publiques, en particulier les hausses de salaires dans les hôpitaux et la baisse des impôts de production des entreprises.

Inquiétée de l’impact des mesures de relance sur les finances publiques dans 4 pays de la zone euro, la Commission européenne a absolument tenu à la poursuite de l’austérité économique, et ce malgré la crise sanitaire, économique et sociale.

« Certaines mesures présentées par la France, l’Italie, la Lituanie et la Slovaquie semblent ne pas être temporaires ni compensées par d’autres mesures budgétaires », a ainsi regretté la Commission dans un rapport du 18 novembre, appelant à surveiller la dette à moyen terme, relate Liberté politique.

En mars 2020, face au contexte de crise exceptionnelle liée à la pandémie de Covid-19 partie de Wuhan en Chine, l’Union européenne a annoncé une suspension de ses règles de discipline budgétaire, invitant les pays de l’UE à ignorer temporairement leurs déficits publics. Une stratégie soutenue par une politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) qui permet aux États de s’endetter à taux réduits, voire négatifs, sur les marchés financiers.

Aujourd’hui, la Commission continue de maintenir cette décision, tout en rappelant aux 19 pays de la zone euro « à faire en sorte que leur politique fiscale continue de soutenir l’activité en 2021 ». Cependant, bien que tous les États membres soient « globalement en ligne avec ses recommandations pour l’an prochain », y compris les 4 pays précédemment cités, il est demandé à chacun de se tenir prêt « à réorienter ces politiques fiscales […] quand les conditions épidémiologiques et économiques le permettront ».

C’est sur ce point que l’inquiétude grandit vis-à-vis de la France, l’Italie, la Lituanie et la Slovaquie, car selon la Commission, plusieurs mesures budgétaires prises durant la crise sanitaire risquent de s’étendre au-delà du court terme. Et concernant la France, c’est en particulier les hausses de salaires dans les hôpitaux et la baisse des impôts de production des entreprises qui sont pointés du doigt. Une déclaration qui a par ailleurs suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux :

Du côté de l’Italie, c’est l’extension des crédits d’impôts pour les particuliers et une réduction des charges sociales dans les régions les plus défavorisées qui auront, selon la Commission, « un impact budgétaire au moins jusqu’en 2023 ».

Bruxelles, siège des institutions de l’Union européenne, a ainsi demandé aux 4 pays de veiller à ce que les mesures prises ne conduisent pas à une dérive durable de leur niveau de dette et de déficit, et a recommandé de compenser les dépenses supplémentaires par de nouvelles rentrées d’argent.

Le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis, a également ajouté lors d’une conférence de presse : « Les États membres doivent prendre des mesures de soutien ciblées, temporaires, et ne pas alourdir de façon permanente les finances publiques », a relaté Le Figaro.

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