UE : 25.000 places d’accueil pour les réfugiés

13 octobre 2017
Mis à jour: 13 octobre 2017

« Je suis heureux que les États membres se soient déjà engagés à ouvrir 25.000 places et je suis confiant dans le fait que nous atteindrons notre cible d’ici à la fin octobre », a déclaré le commissaire en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos à Luxembourg.

Le commissaire n’a pas détaillé la répartition de ces engagements volontaires de « réinstallations » pris par les États membres, dont les ministres de l’Intérieur étaient réunis vendredi.

La France avait récemment indiqué qu’elle ouvrirait 10.000 places, pour des réfugiés à transférer directement depuis le Niger, le Tchad, mais aussi la Turquie, le Liban et la Jordanie.

La Commission européenne a récemment fixé l’objectif de 50.000 places à ouvrir en deux ans dans toute l’UE, pour offrir une alternative « sûre et légale » à la périlleuse traversée de la Méditerranée.

« En offrant des voies légales, il n’y aura plus besoin de risquer sa vie et de la confier aux passeurs », a encore plaidé vendredi M. Avramopoulos.

Contrairement aux « relocalisations » controversées de demandeurs d’asile depuis l’Italie et la Grèce, qui avaient été fixées par des quotas obligatoires, les « réinstallations » depuis des pays non européens relèvent du choix discrétionnaire des États membres.

Bruxelles ne peut donc que les encourager à offrir des places, en les convainquant que cela réduira les traversées clandestines vers les côtes européennes.

La Commission a dégagé un budget de 500 millions d’euros pour soutenir les pays volontaires, à raison d’une aide de 10.000 euros par personne accueillie.

« Une attention accrue devrait être portée sur la réinstallation » de personnes depuis « la Libye, l’Égypte, le Niger, le Soudan, le Tchad et l’Ethiopie », insiste l’exécutif européen, tout en encourageant à poursuivre les réinstallations qui se font déjà depuis la Turquie et le Moyen-Orient.

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