Un agriculteur incapable de vendre ses œufs pense à euthanasier 80.000 poules jusqu’à ce qu’une femme de la région intervienne

Par Louise Bevan
22 mai 2020
Mis à jour: 22 mai 2020

N’ayant plus de place dans ses congélateurs depuis la mi-avril, un producteur d’œufs de Pennsylvanie s’est trouvé confronter à un choix impossible : trouver un tout nouveau marché pour ses œufs en plein milieu de la pandémie de Covid ou penser à euthanasier ses 80 000 poules.

Le désastre semblait inévitable jusqu’à ce qu’une femme de la région, experte en médias sociaux, lui vienne en aide.

Josh Zimmerman, producteur d’œufs, originaire de Hambourg dans le comté de Berks, en Pennsylvanie, possède une ferme familiale de 140 acres. Il ramasse en moyenne 60 000 œufs par jour dans ses poulaillers sans cage.

Selon le journal The Philadelphia Inquirer, M. Zimmerman, âgé de 37 ans, utilisait une machine à traiter les œufs en vrac pour les liquéfier afin de les utiliser sur les bateaux de croisière, dans les cafétérias les écoles, les hôpitaux et les hôtels. Mais lorsque les chaînes d’approvisionnement se sont rompues à la suite de la pandémie et qu’il a manqué de place dans son congélateur, le producteur d’œufs n’avait plus d’autre choix que d’arrêter sa production.

Cependant, lorsque Timi Bauscher, âgée de 38 ans, qui dirige le Nesting Box Farm Market and Creamery à Kempton, en Pennsylvanie, a appris la situation critique de M. Zimmerman, elle lui a offert un coup de main. Elle lui a offert de vendre ses œufs à son marché au bord de la route pour environ 2 euros la douzaine. Le producteur d’œufs a accepté, reconnaissant mais sceptique.

Cependant, Mme Bauscher, avait un outil dans sa poche : Facebook.

(Illustration – David Tadevosian/Shutterstock)

Elle et son mari, Keith, ont publié un appel d’entraide sur les médias sociaux, proposant une vente « au volant » le 27 avril pour alléger la pression de la surabondance d’œufs de M. Zimmerman. « Le message s’est propagé en 30 secondes et a atteint un demi-million de personnes », a dit Mme Bauscher.

« Il y a beaucoup de bonnes personnes prêtes à aider dès qu’elles entendent parler des choses terribles qui se passent », a observé M. Zimmerman, s’adressant à The Morning Call.

Le jour de la première vente d’œufs, les clients sont arrivés par centaines et sont restés dans leur voiture afin de faciliter les transactions sans contact.

(Illustration – Red Confidential/Shutterstock)

À la fin de la journée, les Bauscher ont partagé sur Facebook le succès de la journée, en disant : « Si l’on considère que notre communauté s’est rassemblée en 4 jours seulement depuis notre rencontre avec M. Zimmerman et que nous sommes arrivés à accomplir un tel exploit, [c’est] absolument incroyable ! »

M. Zimmerman, surpris par le résultat de la campagne sur les médias sociaux, a confié à The Philadelphia Inquirer que Mme Bauscher « avait des relations ».

« C’est sa plateforme de médias sociaux et elle est énergique », a-t-il souligné. « Elle a vu un besoin et elle a mis les choses en marche. »

Souhaitant renouveler et développer l’entreprise de vente d’œufs en un partenariat commercial entre M. Zimmerman et le Nesting Box Farm Market, Mme Bauscher a relocalisé la vente d’œufs au volant au centre communautaire de Kempton, qui s’étend sur 50 acres, et a fait appel à 30 bénévoles. Le 3 mai, la deuxième vente d’œufs a commencé, les ventes de la journée ont permis de récolter une somme extraordinaire équivalant à 33 000 euros grâce à la vente de quelque 18 000 douzaines d’œufs. Cette somme, en grande partie, contribuera à l’entretien de la basse-cour de M. Zimmerman.

(Illustration – 13_Phunkod/Shutterstock)

Grâce à l’ingéniosité des Bauscher et au soutien de la communauté du comté de Berks, M. Zimmerman a pu écarter la perspective dévastatrice d’euthanasier une grande partie de ses poules.

« Vous devez vous rappeler, a dit Mme Bauscher, que si vous ne faites pas dans votre vie des choses qui vous donnent la chair de poule, vous faites une erreur. »

La cliente Pegene Pitcairn, qui a acheté 360 douzaines d’œufs pour des familles dans le besoin et les garde-manger, a décrit la collecte au volant comme « une merveilleuse histoire qui montre comment les humains se rassemblent pour aider les gens dans notre chaîne alimentaire ».

« Les petites fermes ont besoin d’aide », a ajouté Cindie Penzes, qui est repartie en voiture après avoir acheté 30 douzaines d’œufs.

(Illustration – Picsfive/Shutterstock)

La pandémie a obligé de nombreux établissements de restauration et d’hôtellerie américains à fermer, décimant ainsi les chaînes d’approvisionnement alimentaire même si le ministère de l’Agriculture a prévu une certaine aide. Dans une déclaration, le ministère s’est engagé à acheter pour 100 millions de dollars de produits laitiers par mois pour les distribuer aux banques alimentaires et aux organisations à but non lucratif. Cependant, pour de nombreux agriculteurs, il est de plus en plus impératif de trouver des points de vente supplémentaires.

Le marché agricole de Nesting Box Farm Market and Creamery s’occupe déjà de 1 700 poules. Ayant également pris sous son aile le sort des poules de M. Zimmerman, comptant 80 000 poules, Mme Bauscher a dit au Reading Eagle, « Nous sommes peut-être petits, mais nous sommes puissants. »

M. Zimmerman pense que, sans l’aide des Bauscher, il aurait pu être dans le dénuement financier d’ici la fin de septembre 2020. À présent, il pense que son stock d’œufs congelés devrait se conserver pour la vente jusqu’en novembre.

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