Un ancienne histoire chinoise : le faible peut surpasser le fort

6 juillet 2020
Mis à jour: 6 juillet 2020

Lao-Tseu, le fondateur du Taoïsme, avait un maître d’école qui s’appelait Chang Cong. Celui-ci lui enseigna, avec attention, l’étiquette compliquée de la dynastie Zhou. Mais pour le jeune Lao-Tseu, ces règles étrangères semblaient rendre la vie fatigante et difficile pour les gens.

Le temps que Lao-Tseu grandisse, Chang Cong était très vieux. Lao-Tseu a rendu visite à son professeur alors qu’il était très malade et sur le point de mourir.

Chang Cong a montré sa bouche ouverte et a demandé à son élève : « Ma langue est-elle encore là ? »

Lao-Tseu a trouvé la question étrange et a répondu : « Si votre langue n’était pas là comment pourriez-vous parler ? »

« Où sont mes dents ? » continua Chang Cong.

Quand Lao-Tseu lui a dit qu’il n’avait plus de dents, Chang Cong a répondu en demandant : « Sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? »

Lao-Tseu a soudain compris. Son professeur voulait qu’il reconnaisse que les dents sont puissantes et dures mais que les choses dures se cassent facilement, alors que la langue est douce et souple mais beaucoup plus pérenne.

Lao-Tseu réalisa que c’était un principe qui s’appliquait à n’importe quelle relation humaine ou affaire mondaine, où il serait sage d’entretenir la douceur.

Être doux signifie être gentil et calme, tranquille et paisible. Lao-Tseu faisait référence à une douceur qui donne l’impression d’être faible mais dont l’essence intérieure est forte et qui permet d’être bienveillant, généreux et indulgent.

Dans son livre le “Tao Te Ching” (également connu sous le nom de “Dao De Jing”), Lao-Tseu a écrit : « Sous le ciel, rien n’est plus doux et plus souple que l’eau. Alors pour attaquer le solide et le fort, rien n’est mieux, elle n’a pas d’égal. »

Il a poursuivi : « Le faible peut surpasser le fort ; le souple peut surpasser le dur. Sous le ciel, tout le monde sait cela, cependant personne n’est capable de le mettre en pratique. … La vérité semble souvent contradictoire. »

Tandis que Chang Cong enseignait les règles de l’étiquette Zhou et mettait l’accent sur l’humilité et l’ouverture d’esprit, Lao-Tseu s’est éveillé à un principe plus élevé : Le Tao (la Voie de la nature et de l’univers) peut pénétrer dans la conscience humaine comme un courant doux, purifiant en douceur et apportant la guidance morale.

Un parchemin suspendu de la dynastie Ming représentant l’histoire de l’ancien philosophe taoïste Laozi monté sur le dos d’un bœuf et portant le « Tao Te Ching », le texte principal de la pensée taoïste dont il est l’auteur. (Musée national du Palais, domaine public)

Traduite par Dora Li en anglais, cette histoire est réimprimée avec l’autorisation du livre « Treasured Tales of China », Vol. 1, disponible sur Amazon.

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