Un chercheur de métaux découvre l’histoire fascinante d’un meurtre vieux de 125 ans après avoir trouvé l’insigne d’un policier

Par SWNS
24 décembre 2019 Mis à jour: 24 décembre 2019

Un homme pratiquant la détection de métaux a déterré l’insigne d’un casque de policier qui est tombée lors d’une lutte avec un meurtrier notoire qui avait décapité un homme il y a près de 125 ans.

Bob Bell, 72 ans, un ancien policier, a décidé de faire une enquête après avoir trouvé un insigne rouillé dans un champ de l’Essex, en Angleterre. C’est alors qu’il a appris que c’était l’endroit exact où l’agent de police Charles Cook avait appréhendé un tueur fou appelé Samuel Collis en 1896.

L’insigne de casque appartenant à l’agent de police Charles Cook.

Ses enquêtes ont révélé comment l’agent de police Cook avait donné la chasse après que Samuel s’était promené dans les rues de Halstead avec la tête coupée du huissier Robert Cockerill dans un bol. Samuel Collis s’était livré à un carnage meurtrier après avoir découvert qu’il avait été retranché du testament de son père et que la ferme familiale avait été donnée à son beau-frère.

Samuel a alors affronté Robert Cockerill – qui avait été désigné par la famille pour gérer le domaine – et l’a abattu avant de lui couper la tête.

On croit que l’agent de police Cook a perdu l’insigne de son casque pendant la lutte avec Samuel. Cet objet est ensuite resté sur le terrain pendant les 123 années suivantes.

Bob Bell, 72 ans, a trouvé l’insigne du casque appartenant à l’officier Charles Cook.

Bob Bell, qui travaillait accessoirement pour la police d’Essex, a expliqué comment l’histoire s’est dévoilée après qu’on lui a donné la permission d’explorer une ferme près de Pebmarsh dans l’Essex.

Il a dit : « Nous avions déjà vérifié le même champ de 8 100 a, mais sans grand succès.

« Cependant, cette fois, nous nous sommes séparés et avons commencé à chercher aux extrémités opposées l’une de l’autre, en espérant couvrir une plus grande zone.

« Après quelques heures, j’ai reçu un signal intéressant qui m’a permis de découvrir ce que je savais être un insigne de casque de police.

« Ayant moi-même pris ma retraite de la police d’Essex il y a 17 ans, je connaissais ce genre de choses.

« Je n’étais pas au courant de l’histoire – c’est seulement quand je l’ai partagée sur Facebook et que j’ai posé la question pour savoir si c’était une circonstance coïncidant avec un événement, qu’un ancien collègue m’a parlé du meurtre. »

Après avoir fait quelques recherches, Bob a tout appris sur l’infâme histoire du meurtre à Halstead, lorsque Samuel Collis a décapité Robert Cockerill. Samuel avait été spolié par le testament de son père et le contrôle de la ferme familiale était revenu à son beau-frère.

Un reportage de la Halstead Gazette couvrant l’histoire de la décapitation de Robert Cockerill en 1896.

Le beau-frère nomma alors Robert Cockerill en tant que huissier de ferme pour gérer le domaine à la place de la famille, ce qui frustra Samuel. Samuel Collis se déchaîna et attaqua Robert, lui tirant dessus et lui coupant la tête, puis il s’est mis à parader dans la rue à Halstead, dans l’Essex, la tête dans le bol.

C’est alors que l’agent Cook l’arrêta et lui demanda ce qu’il portait. Samuel mentit et lui dit que c’était une tête de mouton, mais l’agent Cook se rendit compte immédiatement que l’objet était une tête humaine, et l’homme dérangé s’est enfui.

L’agent de police l’a poursuivi dans un champ voisin, mais Samuel s’est retourné et a sorti une arme, la pointant vers l’officier qui le poursuivait.

En racontant l’histoire, Bob Bell a dit : « Le policier a sorti sa matraque et a dit à Samuel de baisser son arme ou il lui fracasserait la tête.

« Samuel obtempéra et il s’en est suivi une longue lutte, et Samuel a fini par être maîtrisé avec l’aide des ouvriers agricoles et emmené au poste de police de Halstead. »

La division de police de Clacton en 1907. Charles Cook est le cinquième depuis la gauche (encerclé).

L’insigne est resté sur le terrain jusqu’à ce que Bob Bell arrive et le trouve avec son détecteur de métal, un Rutus Alter 71, le 10 septembre 2019.

Bob Bell a trouvé l’insigne à 15 cm de profondeur dans le champ, qui est régulièrement labouré, et à sa grande surprise, il n’a pas été endommagé. Il a dit : « Plus tard, j’ai mis une photo sur une page de médias sociaux pour les officiers retraités d’Essex, ainsi que pour mener mes propres recherches sur l’âge de l’insigne.

« La Essex Constabulary, comme on l’appelait à l’époque, n’a émis des insignes de casque qu’en 1875, donc ma découverte était effectivement de l’époque victorienne.

« C’est inhabituel de trouver quelque chose d’aussi proche d’un endroit où une telle chose s’est produite.

« J’ai été surpris, surtout qu’il était en si bon état, tout en étant si vieux.

« Je suppose qu’on ne saura jamais avec certitude si c’est lié à l’histoire, mais c’est le bon âge et au bon endroit, je dirais que les chances sont très élevées.

« Je pense que je vais le donner au musée de la police d’Essex. »

Quant à Samuel Collis, il a été jugé aliéné au procès et a été interné dans l’asile de fous de Broadmoor. L’agent Cook a reçu un certificat de mérite en reconnaissance de sa bravoure, mais il a par la suite souffert d’insomnie, ce qui, selon Bob Bell, est fort probablement dû au syndrome de stress post-traumatique.

Charles Portway, qui a présidé l’affaire Collis.

Bob Bell a poursuivi : « L’individu était visiblement dérangé et avait des problèmes mentaux.

« Le pauvre huissier de ferme a subi la fin brutale de la rancune en se faisant tirer dessus et en se faisant couper la tête.

« La bravoure du policier est incroyable, il était manifestement un dur à cuire.

« Sa reconnaissance et sa promotion sont bien méritées, ce n’est pas agréable d’être du mauvais côté d’un canon. »

Bob Bell fait de la détection de métaux depuis trois ans et demi et dit qu’il n’est pas intéressé à trouver de l’or ou d’autres objets de valeur.

Il a conclu : « C’est la chose la plus intéressante que j’aie trouvée, je n’ai jamais rien déterré de précieux.

« J’ai trouvé un sceau pour papier de 800 ans dans l’Essex – ils sont assez rares.

« On trouve des choses intéressantes, j’aime l’histoire de ces choses plus que tout. »

Crédit des photos : SWNS

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