Un homme atteint de paralysie cérébrale à l’âge de 2 ans est maintenant un entraîneur personnel qui aide les autres

Par Daksha Devnani
8 octobre 2021
Mis à jour: 8 octobre 2021

Un homme du Missouri, qui a reçu le diagnostic de paralysie cérébrale, aussi appelée infirmité motrice cérébrale (IMC), à l’âge de 2 ans, a changé sa vie grâce à sa détermination et son immense persévérance.

En avançant, un pas à la fois, il est maintenant un entraîneur personnel certifié qui motive les autres à atteindre leurs objectifs. « C’est une réalisation énorme », a dit Matthew Schlafly, âgé de 24 ans, de St. Louis, à Epoch Times.

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

À l’âge de 2 ans, Matthew a reçu le diagnostic de diplégie spastique, une forme de paralysie cérébrale infantile définie par une paralysie de type spastique plus ou moins importante des deux membres inférieurs.

Selon Matthew, la nouvelle a été très difficile à accepter pour sa mère, contrairement à ce qui s’est passé pour son père, qui est chirurgien de la main. Cependant, tous deux ont soutenu le bambin à leur façon en lui apportant l’optimisme dont il avait besoin pour aller de l’avant, ainsi que l’amour et les soins nécessaires pour l’aider à surmonter les difficultés émotionnelles qui accompagnaient son état physique.

Lorsque Matthew était en kinésithérapie, son thérapeute a recommandé à sa mère de le faire soigner à l’hôpital pour enfants de Gillette, situé à St. Paul, dans le Minnesota. Selon Love What Matters, bien que l’hôpital était à 800 km plus loin, « ça valait le coup d’essayer » a dit Matthew.

En 2005, Matthew n’avait que 7 ans lorsqu’il a subi sa première intervention chirurgicale. Expliquant plus en détail la procédure médicale, appelée rhizotomie dorsale, il a dit que les médecins et les infirmières ont sectionné individuellement 33,3 % de ses nerfs.

« L’opération a donc supprimé la spasticité, mais en contrepartie, je ne sentais plus du tout mes jambes », a expliqué Matthew à Epoch Times. « C’est pourquoi j’ai dû réapprendre à marcher. »

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

Matthew a dû rester à l’hôpital et se rétablir au cours des quelques semaines qui ont suivi sa chirurgie et il y a passé son huitième anniversaire.

Au cours de l’année, Matthew a suivi une thérapie physique et espérait avoir terminé ses chirurgies. Cependant, en 2007, il a subi deux ostéotomies fémorales, une reconstruction bilatérale du pied et une ostéotomie du tibia droit, car ses jambes n’étaient pas droites. Les médecins ont pratiqué dix petites incisions autour de ses hanches, de ses jambes et de ses pieds pour redresser physiquement les os, puis les ont sectionnés à l’aide de plaques, de vis et d’agrafes.

La vie n’a pas été facile pour le jeune homme. En dehors de son état de santé, il doit faire face à d’autres défis, ainsi lorsqu’il va dans les aéroports, il attire tout de suite l’attention de l’administration de la sécurité des transports, car il déclenche tous les détecteurs de métaux.

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

À l’école, Matthew était traité différemment par ses camarades de classe. Il se souvient qu’on lui posait une foule de questions, telles que : pourquoi n’était-il pas capable de courir ? Pourquoi utilisait-il des bâtons en métal ? Et parfois, pourquoi était-il en fauteuil roulant ?

« Je savais que j’étais différent », a dit Matthew. « C’est embarrassant de savoir que je ne suis pas comme tout le monde. »

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

Pour expliquer davantage ses difficultés, il a dit qu’il était toujours choisi en dernier dans les équipes, qu’il devait dépendre des autres pour se déplacer et qu’il n’était pas aussi indépendant que les autres enfants.

En 2012, Matthew a subi sa dernière intervention chirurgicale. Comme le muscle interne de sa jambe gauche était plus fort que le muscle externe, le pied de Matthew a commencé à se retourner naturellement. Il a donc subi un allongement du muscle tibial postérieur sur sa jambe gauche.

« L’opération l’a corrigé, sinon je trébucherais souvent sur mon pied », a-t-il confié.

Matthew a dit que la paralysie cérébrale est une maladie incurable. Cependant, grâce aux interventions chirurgicales qu’il a subies au fil des ans, il a pu corriger au moins 90 % de son corps.

En février de cette année, Matthew est devenu un entraîneur personnel certifié de l’International Sports Sciences Association (ISSA) et il aide désormais les gens à surmonter leurs difficultés. Parlant de son parcours pour en arriver là, Matthew raconte qu’il a commencé à faire de l’haltérophilie à l’âge de 9 ans.

« J’ai déjà 15 ans d’haltérophilie à mon actif », a-t-il dit.

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

Après s’être essayé à divers autres emplois, notamment dans le domaine de l’informatique, de la restauration rapide, de la vente au détail et de la construction, il a réalisé qu’il ne trouvait sa place nulle part. Cependant, chaque fois qu’il mettait les pieds dans une salle de sport, il se sentait toujours bien, quel que soit son état émotionnel du moment.

« Je me sentais toujours mieux quand je faisais de l’exercice », a dit Matthew. C’est à ce moment-là qu’il a décidé de commencer à étudier pour obtenir le certificat de formation personnelle de l’ISSA en octobre 2020.

Il reconnaît que ses amis et sa famille l’ont soutenu dans son choix de carrière, car ce n’est pas très courant.

Pour Matthew, l’haltérophilie va bien au-delà du corps physique. Il dit qu’en dehors de l’aspect physique, il y a aussi un aspect émotionnel et mental.

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

Il ajoute que, même si la paralysie cérébrale fera toujours partie de lui, il est fier d’avoir franchi tous les obstacles qu’il a dû surmonter pour arriver là où il en est actuellement. Il pense que s’il n’avait pas traversé tout ce qu’il a fait au fil des ans, il serait toujours dans un fauteuil roulant, incapable de marcher.

À tous ceux qui traversent une épreuve physique, mentale ou émotionnelle, Matthew conseille d’avancer un pas à la fois. Il dit que son père lui rappelait toujours le dicton suivant : « Centimètre par centimètre, la vie est un jeu d’enfant, mais mètre par mètre, la vie est dure. »

« Quand vous pensez que toutes ces bonnes choses vont vous arriver, vous devez travailler pour y arriver », a ajouté Matthew. « Mais [aussi], rappelez-vous toujours combien vous avez travaillé dur pour y arriver. »

(Avec l’aimable autorisation de Matthew Schlafly)

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