Un homme du Montana est accusé d’avoir démoli le monument des Dix Commandements

Par Lorenz Duchamps
30 juin 2020
Mis à jour: 30 juin 2020

Un homme de 30 ans a été accusé d’avoir démoli le monument des Dix Commandements du tribunal du Montana en attachant une chaîne à sa camionnette et en le traînant dans les rues, selon de nombreux reportages.

Anthony Weimer, de Columbia Falls, a été arrêté samedi et accusé de méfait criminel à la suite de l’incident survenu le même jour à Kalispell, une ville du nord-ouest du Montana.

Il est actuellement détenu au centre de détention du comté de Flathead, selon la police. Les dossiers en ligne montrent que Anthony Weimer doit comparaître au tribunal lundi. On ne sait pas s’il aura un avocat.

Les autorités ont répondu à un appel vers 15 h 45 au sujet d’un homme qui avait été aperçu en train d’accrocher une chaîne de son véhicule autour du monument religieux situé sur le terrain du tribunal du comté de Flathead, a écrit le département de police de Kalispell dans un communiqué de presse (pdf).

 

Anthony Weimer, 30 ans, sur une photographie. (Bureau du shérif du comté de Flathead)

Après avoir accroché la chaîne, M. Weimer aurait arraché le monument en granit du sol et l’aurait traîné dans la voie sud de la rue principale de Kalispell. Il aurait ensuite retiré la chaîne, serait remonté dans le camion et aurait fui la scène.

« Les agents du département de police de Kalispell ont rapidement localisé le véhicule suspect et identifié le conducteur », a déclaré le département. On ne sait pas encore très bien pourquoi le suspect a prétendument démoli le monument et ce qui a provoqué son acte de vandalisme.

Une vidéo de la scène a été publiée par un habitant de la région sur Facebook, qui montre les conséquences du vandalisme perpétré au palais de justice. Dans une autre vidéo, on peut voir des ouvriers soulever le monument religieux dans la rue pour le ramener à sa place d’origine.

Le conseil municipal de Kalispell a été invité en 2011 à reprendre possession du monument ainsi que six autres parce qu’ils exposaient un texte historique tiré de la Charte des droits et de la Déclaration d’indépendance, rapporte The Associated Press. Tous les monuments forment ensemble une exposition « pierre angulaire de la loi ».

Selon le rapport, le Conseil a rejeté la proposition par crainte d’un procès sur la séparation de l’Église et de l’État, prévue par le premier amendement.

L’Associated Press a raconté que l’Ordre fraternel des Aigles avait donné la statue des Dix Commandements au comté de Flathead en 1950. À l’époque, elle avait été placée devant le palais de justice.

Récemment, le président Donald Trump a annoncé qu’il autorisait le gouvernement fédéral à arrêter toute personne responsable du vandalisme ou de la destruction d’un monument ou d’une autre propriété fédérale.

« Je viens d’avoir le privilège de signer un décret très ferme qui protège les monuments, les mémorials et les statues américains et qui lutte contre les récentes violences criminelles. De longues peines de prison pour ces actes illégaux contre notre magnifique pays ! » a écrit le président Trump sur Twitter. Les malfaiteurs risquent jusqu’à 10 ans de prison, a déclaré Donald Trump dans un communiqué.

Des vandales ont démoli des statues lors des manifestations de ces dernières semaines, notamment les monuments à la mémoire des pères fondateurs Thomas Jefferson et George Washington. Donald Trump a mis en évidence la dégradation d’une statue du Mahatma Gandhi, un activiste indien non violent, et le démantèlement d’une statue d’Ulysses S. Grant, qui a joué un rôle majeur dans la défaite de la Confédération pendant la guerre civile.

Les procureurs peuvent utiliser le décret sur la préservation des monuments commémoratifs des anciens combattants ou d’autres lois pertinentes. Cette loi, adoptée en 2003, stipule que les personnes qui tentent délibérément ou réussissent à dégrader ou détruire toute structure, plaque, statue ou autre monument sur une propriété publique commémorant le service dans les forces armées des États-Unis sont passibles d’une amende, d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans, ou des deux.

« Cette mesure est prise avec effet immédiat, mais peut également être utilisée rétroactivement pour des destructions ou des actes de vandalisme déjà causés. Il n’y aura pas d’exception », a déclaré le président.

« De nombreuses personnes sont en prison, ou vont l’être aujourd’hui », a déclaré le président Trump aux journalistes devant la Maison Blanche mardi matin avant de partir pour l’Arizona.

« N’oubliez pas que certaines de ces œuvres sont de grandes œuvres d’art. Ce sont de magnifiques œuvres d’art, aussi belles que celles que l’on peut trouver partout dans le monde, aussi belles que celles que vous pouvez voir en France, aussi belles que celles que vous voyez partout. C’est une honte. La plupart de ces gens ne savent même pas ce qu’ils sont en train de détruire », a déclaré M. Trump.

Un certain nombre de sondages réalisés en 2017 ont également montré que les Américains sont plus nombreux à s’opposer à la destruction des statues confédérées qu’à leur abandon. Aucun sondage réalisé n’a interrogé la population à propos des statues des Pères fondateurs ou d’autres personnalités moins controversées.

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