Un homme témoigne après avoir assisté au prélèvement des organes d’une personne vivante : « Aucun anesthésique n’a été utilisé »

11 décembre 2018 Mis à jour: 17 décembre 2018

Le Parti communiste chinois (PCC) fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que la vérité ne se répande sur leur lucratif commerce de transplantation et sur la façon dont ils ont prélevé de force les organes des adeptes du Falun Gong. Pourtant, des gens pour qui c’est inacceptable se lèvent, certains au péril de leur vie, pour dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par le régime.

Illustration – Getty Images | AFP Contributor

« Les organes n’ont pas tous été vendus, certains ont été stockés », dit le témoin direct, un policier qui travaillait pour le Bureau de la sécurité publique de la ville de Jinzhou dans la province de Liaoning, au nord-est de la Chine. « Cornées, reins, coeurs… ils ont même extrait des cerveaux, je ne sais pas dans quel but. »

Le nom de l’officier n’a pas été révélé pour sa sécurité. Il sait que le PCC prélève des organes, et il admet qu’il a participé à la torture des pratiquants de Falun Gong « de nombreuses fois », mais c’était la première fois qu’il assistait à un prélèvement forcé d’organes – c’était trop pour lui.

Illustration – Getty Images | Lintao Zhang

Ressentant un stress psychologique et un traumatisme énormes après avoir observé ce crime sanglant, il a accepté une entrevue de 30 minutes avec un enquêteur de l’Organisation mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong (WOIPFG) en décembre 2009, qui l’avait appelé une troisième fois pour une entrevue.

« L’extraction a commencé à 17 h le 9 avril [2002], et a duré 3 heures »

©The Epoch Times

Dans une salle d’opération située au 15e étage de l’Hôpital général du commandement militaire de Shenyang (PLA), une pratiquante de Falun Gong dans la trentaine était séquestrée pour sa croyance.

« Nous l’avions interrogée et brutalement torturée pendant une semaine déjà », dit le témoin oculaire. « Son corps était couvert d’innombrables blessures et cicatrices. Nous l’avions électrocutée avec des matraques électriques, nous l’avions assommée. »

Deux chirurgiens militaires sont entrés dans la pièce. L’aîné était de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang de l’Armée populaire de libération (APL) ; le plus jeune était diplômé de la Deuxième Université militaire de médecine.

Le témoin oculaire dit que les chirurgiens ont commencé à découper la femme alors qu’elle était encore vivante, sans utiliser d’anesthésiques.

« Ils ont dirigé le scalpel vers la poitrine. Leurs mains ne tremblaient pas du tout. »

« Alors qu’ils l’avaient déjà coupée, elle criait, elle criait, la femme criait, et criait : ‘Falun Dafa est bon.' »

Illustration – Getty Images | ROBERT MICHAEL 

« [Elle] a dit : ‘Vous pouvez me tuer’. En gros, elle voulait dire que vous pouvez me tuer, mais pouvez-vous tuer des centaines de millions d’entre nous, des gens qui sont persécutés parce qu’ils croient en une vraie foi. À ce moment-là, les médecins, les médecins militaires, ont hésité. Ils m’ont jeté un coup d’œil, puis ils ont jeté un coup d’œil à notre haut fonctionnaire, et le fonctionnaire a acquiescé. Il a continué avec le vaisseau sanguin… il a d’abord extrait le cœur, puis les reins. Quand les ciseaux ont sectionné un vaisseau sanguin dans le cœur, elle a commencé à convulser, c’était extrêmement terrifiant. Je peux imiter ses cris, mais je ne suis pas doué pour ça. Ses cris étaient comme si quelque chose se déchirait, se déchirait, se déchirait, et puis, ah, ahhhh… sa bouche était béante, ses yeux sortaient, sa bouche béante. Oh, mon Dieu… Je ne peux pas continuer à parler de ça. »

Lorsqu’on lui a demandé le nom de la dame, l’agent craignait que s’il le révélait, il s’exposerait. « Je ne peux pas vous le dire, parce qu’on était peu nombreux dans cette salle d’opération. »

©The International Coalition Against Human Trafficking

La victime avait été torturée et violée pendant un mois avant d’être tuée.

L’officier de Jinzhou avait 22 ans au moment du prélèvement d’organes à vif. Il dit que la dame était institutrice. Elle était mariée à un ouvrier d’usine, et ils avaient un fils de 12 ans.

©The Epoch Times

« Avant sa mort, elle avait subi d’innommables sévices. Beaucoup de policiers sont très pervers sexuellement. Ce qu’ils lui ont fait, ils ont utilisé des pinces, un spéculum gynécologique. Je ne sais pas où ils ont eu cet équipement. Ces choses, je les ai vues en personne. Je regrette seulement de ne pas avoir pris de photos de ce qu’ils ont fait. Les policiers l’ont violée sexuellement. Elle était plutôt jolie, plutôt jolie. Ils l’ont violée… ils ont fait tant de choses de ce genre [à elle]. »

Il dit que toutes ces tortures n’ont pas eu lieu au Bureau de la sécurité publique, mais plutôt à l’arrière d’un hôtel que les officiers avaient loué comme « centre de formation », autrement dit comme une prison noire.

« On a loué 10 chambres dans un immeuble, ils ont fait ça dans cet immeuble. »

Il témoigne qu’il n’a jamais fait de mal à la dame elle-même, mais qu’il éprouve un immense remords de ne pas avoir pu la sauver.

« Tous les autres policiers étaient plus anciens que moi, je n’ai pas pu la sauver. »

« Il y avait d’autres choses encore plus sinistres. Fondamentalement… fondamentalement, je sens que je lui dois, chaque fois que je repense à ce moment, je sens que je lui dois quelque chose. Je n’ai pas pu la sauver. »

L’officier se souvient de ce qui lui est passé par la tête le jour où ce meurtre cautionné par l’État a eu lieu : « À l’époque, mon arme était chargée. J’avais même cette pensée, j’avais 10 balles dans mon arme, et il y avait 5 personnes dans cette pièce. Je voulais tous les tuer. »

Furieux, il dit qu’il a sévèrement réprimandé les chirurgiens dans la salle d’opération, en criant : « Êtes-vous toujours des êtres humains ? » L’officier de 22 ans a ensuite été critiqué par le directeur du Service politique du Bureau de la sécurité publique et rétrogradé. Il a fini par quitter le Bureau de la sécurité publique et est entré au gouvernement local.

Lorsque l’enquêteur a fait l’éloge du témoin oculaire en le qualifiant de « grand homme » pour s’être manifesté, l’ancien officier n’était pas d’accord, disant qu’il était « une personne répugnante », ajoutant qu’il se sentait très coupable de s’impliquer dans la politique génocidaire du Parti.

Malgré cela, il admet : « Je veux qu’un plus grand nombre de gens comme moi s’expriment, qu’ils aient le courage de dire la vérité. »

Voici l’enregistrement de l’interview, sous-titrée en anglais :

Le Falun Gong, aussi connu sous le nom de Falun Dafa, est une discipline de méditation basée sur les principes d’Authenticité, Bienveillance, Tolérance. Craignant l’énorme popularité de cette pratique pacifique – 100 millions de pratiquants à la fin des années 90 – l’ancien chef du Parti communiste chinois Jiang Zemin a ordonné au Parti d’éliminer le Falun Gong et de prélever les organes des pratiquants pour faire des profits. Le génocide se poursuit encore aujourd’hui.

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