Vendée: un médecin accuse les citadins venus en masse d’avoir diffusé le coronavirus dans la région

Par Alexandre Roche-Nuit
23 mars 2020
Mis à jour: 23 mars 2020

Dimanche 22 mars, Philippe Feigel, le président de la commission médicale du centre hospitalier départemental de Vendée, déplore l’attitude des citadins venus se réfugier dans la région, car certains d’entre eux ont apporté le coronavirus.

En colère, le médecin Philippe Feigel, interrogé par Franceinfo, accuse l’afflux massif de citadins fuyant le confinement de la capitale d’avoir créé « une catastrophe sanitaire » en Vendée. Pour preuve, certains ont rapidement été reçus dans les centres de soins car ils sont arrivés en ayant déjà des symptômes.

« Plusieurs collègues m’ont dit qu’ils avaient reçu des patients avec un syndrome viral fébrile. Et actuellement, jusqu’à preuve du contraire, un syndrome viral fébrile, c’est un coronavirus », explique le Dr Feigel.

« Ils sont arrivés le week-end dernier. Et dès le lundi matin, les cabinets de ville étaient submergés par les patients fébriles, avec des douleurs céphaliques, et qui avaient des symptômes d’infection », poursuit Philippe Feigel.

« Ils sont arrivés dans un territoire où on sait que l’offre de soins est relativement faible, beaucoup plus faible qu’en Île-de-France, avec un service de réanimation tout petit », explique-t-il, indigné par ces comportements irresponsables.

Face à la montée rapide du nombre de cas d’infection du coronavirus de Wuhan, le docteur Feigel préconise, à l’image de nombreux autres médecins et professionnels de santé, de renforcer le confinement « pour ne pas se retrouver dans la situation de l’Alsace ou du nord de l’Italie ».

C’est, selon lui, la seule solution pour tenter de contenir l’infection et éviter une arrivée massive de patients dans les hôpitaux locaux, qui sont déjà surchargés alors qu’ils sont moins nombreux et moins pourvus en lits de réanimation.

D’après Philippe Feigel, à la suite de l’arrivée des citadins et des vacanciers, 30 personnes ont dû être prises en charge à l’hôpital de La Roche-sur-Yon. Ce qui implique un nombre possible d’infections beaucoup plus grand dans cette seule zone.

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