Allemagne: un migrant pousse un garçon de 8 ans et sa mère sous un train arrivant en gare – l’enfant est mort

Par Zachary Stieber
31 juillet 2019 Mis à jour: 1 août 2019

Un migrant d’origine africaine a poussé un garçon de 8 ans et sa mère sur les rails alors qu’un train grande vitesse arrivait en gare. L’incident s’est produit en Allemagne le lundi 29 juillet, tuant le garçon selon le rapport de police. La mère de l’enfant a survécu.

La police ne sait pas ce qui a motivé cet homme, décrit comme un ressortissant érythréen de 40 ans. Elle n’a pas non plus établi s’il y existait un lien entre lui et les victimes, d’après une déclaration d’Isabell Neumann, porte-parole de la police.

« Selon des témoignages, un homme de 40 ans a poussé le garçon et sa mère sur la voie ferrée au moment de l’arrivée du train à grande vitesse. La mère, Dieu merci, a pu éviter le désastre », a déclaré la porte-parole.

Des témoins qui ont vu ce qui s’est passé ont poursuivi l’homme alors qu’il s’enfuyait et l’ont finalement détenu avant l’arrivée des autorités, d’après le média DW.

Une personne qui était dans le train qui a heurté le garçon a témoigné au Hessenschau : « Les gens se sont effondrés en hurlant. » Cette personne a également témoigné qu’il y avait un certain nombre d’enfants présents sur le quai de gare au moment de l’incident.

Le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, a fermement condamné l’ « acte horrible ». Le maire de Francfort, Peter Feldmann, a ajouté dans une déclaration : « Ce que nous savons jusqu’à présent sur l’acte contredit tout ce que nous sommes. Nous sommes solidaires… nous aidons les gens de manière désintéressée, nous les protégeons du besoin et nous sommes là les uns pour les autres. »

Second incident en moins d’un mois

L’assassinat de l’enfant, qui a eu lieu à Francfort, est survenu environ une semaine après l’implication d’un Érythréen dans une fusillade dans la ville de Wachtersbach. Il a également eu lieu environ une semaine après qu’un autre migrant, nommé Jackson B., provenant de Serbie, a poussé une mère de 34 ans sous un train, provoquant sa mort. L’incident avait été rapporté par le Bild.

Alice Weidel, chef du Parti alternative pour l’Allemagne, a imputé ce qui s’est passé à la politique d’immigration laxiste du Premier ministre Angela Merkel, écrivant dans une déclaration que « pendant que l’Allemagne pleure, on n’entend aucun mot de compassion de la part de Mme Merkel, partie en vacances ».

« Le caractère hideux de cet acte peut difficilement être surpassé », a-t-elle ajouté dans une autre missive, soutenant qu’il serait temps que le gouvernement « commence enfin à protéger les citoyens de ce pays ».

L’Allemagne a ouvert ses frontières à tous ceux qui voulaient y émigrer en 2015, s’attirant blâmes et soutien de la part des Allemands. Ainsi, plus de 1,6 million de demandeurs d’asile sont entrés dans le pays depuis 2014.

D’après les statistiques de l’Office fédéral, à la fin de l’année dernière, plus de 10,6 millions de personnes de nationalité étrangère résident actuellement en Allemagne, soit environ une personne sur huit dans un pays comptant 82 millions d’habitants.

Manifestations et drapeaux allemands

Le nombre de personnes originaires d’Estonie, de Lettonie, de Lituanie, de Malte, de Pologne, de Slovaquie, de Slovénie, de République tchèque, de Hongrie, de Chypre, de Bulgarie, de Roumanie et de Croatie a augmenté de 12,5 % en un an, selon le bureau allemand. Un certain nombre de pays d’Europe de l’Est ont adhéré à l’Union européenne depuis 2004, ce qui permet à leurs ressortissants de circuler librement à l’intérieur du bloc.

Demonstrators carry German flags
Marche organisée par le parti politique de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) où les manifestants arborent des drapeaux allemands et des portraits de victimes de violences perpétrées par des migrants. (Sean Gallup/Getty Images)

Les citoyens de Syrie, d’Afghanistan et d’Irak représentent 11,2 % du nombre total d’immigrants en Allemagne.

Dans une enquête d’opinion menée en 2018, 58 % des Allemands ont affirmé vouloir moins de migrants dans le pays, tandis que 30 % ont exprimé qu’ils souhaitaient une stabilisation de la migration et 10 % qu’ils en désiraient plus.

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