Paris. Effondrement d’une passerelle : une personne a perdu la vie, trois blessés dans un état grave

Par Epoch Times avec AFP
30 juillet 2019
Mis à jour: 30 juillet 2019

Mardi, à Paris, après la chute d’une passerelle fixée à une vingtaine de mètres de hauteur, un ouvrier est mort et trois autres ont été gravement blessés, un grave accident du travail dont les causes restaient encore à déterminer.

L’accident s’est produit à 11H45 dans le quartier de la Place d’Italie (13e), au sud de la capitale, sur un chantier de réhabilitation d’un bâtiment de la RATP « destiné à être transformé en logements », a indiqué le maire PS de l’arrondissement Jérôme Coumet. Au total, une vingtaine d’ouvriers étaient sur place. Choqués, ils ont été pris en charge par la protection civile.

« Le chantier, entamé il y a plusieurs mois, n’était pas mal tenu », a affirmé de son côté le maire qui n’avait « reçu aucun signalement ». Selon l’élu, qui évoque un « drame humain », la phase de curage du bâtiment –c’est-à-dire la démolition de la façade– était « bientôt achevée »,  et l’aménagement « allait débuter ».

À l’arrivée des pompiers, l’ouvrier le plus gravement blessé était en arrêt cardiorespiratoire, au sol. Massé de longues minutes, il n’a pas pu être réanimé. Polytraumatisés, les trois autres ouvriers qui souffrent de « nombreuses fractures » ont été transportés « conscients » à l’hôpital, ont indiqué les pompiers.

Gérée par la société LBC, la passerelle se trouvait à l’intérieur de l’enceinte, dans une zone fermée au public, et était fixée au 6e étage du bâtiment à une vingtaine de mètres du sol, ont précisé les pompiers. Elle « s’est décrochée » pour des raisons encore inconnues, ont-ils ajouté.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris « pour homicide et blessures involontaires » pour déterminer les circonstances de l’accident.

Les pompiers ont sécurisé le site en déplaçant sur le toit une autre partie de l’échafaudage qui menaçait aussi de s’effondrer.

La RATP a « fait part de sa plus grande émotion et de toute sa solidarité avec les familles des victimes ». 

En France, le secteur du bâtiment et des travaux publics compte pour un cinquième du total des décès par accident de travail recensés par la Caisse nationale d’assurance maladie : en 2017, on comptait 120 décès dans le BTP sur un total de 530 morts à la suite d’accidents du travail dans le secteur privé, un chiffre en hausse de 7,3% par rapport à 2016.

Ainsi, le BTP se place au second rang pour les morts par accidents du travail, derrière les transports (121 morts, -4,7%) et devant les services, qui englobent le travail temporaire, la santé, le nettoyage (80 décès en hausse de 8%) et la métallurgie (58 décès, en baisse de 11%).

Le secteur arrive même en premier avec 185 décès (en hausse de 12%) en 2017 sur 930 décès, si les chiffres cumulent le nombre de morts par accident du travail, maladie professionnelle et accident de trajet.

Début juin, deux ouvriers avaient trouvé la mort à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) d’une chute de plusieurs dizaines de mètres après que la nacelle sur laquelle ils se trouvaient s’est détachée.

 

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