Un policier noir traité de «vendu»: le patron de SOS Racisme refuse de condamner l’acte

Par Michal Bleibtreu Neeman
6 juin 2020
Mis à jour: 6 juin 2020

Alors qu’un CRS noir a été insulté mardi 2 juin à Paris par des participants à la manifestation pour Adama Traoré, décédé en 2016 lors d’une interpellation, le président de SOS Racisme a refusé de condamner l’acte. Le policier a déposé plainte le 4 juin.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un policier noir, membre de la DOPC (direction de l’ordre public et de la circulation), face à des manifestants devant le nouveau palais de justice de Paris, scandant en chœur à son encontre : « Vendu. »  Le fonctionnaire est resté calme alors qu’une femme l’attaquait verbalement en hurlant vers lui : « Vendu ! T’es de leur côté, t’as pas honte ? »

Interviewé par BFMTV, Dominique Sopo, le président de SOS Racisme et défenseur des discriminations envers les « minorités », n’a pas condamné l’acte qui remet en cause la fonction du policier à cause de la couleur de sa peau. Alors que la vidéo montrant que le policier a été traité de « vendu » est  éloquente, le président de SOS Racisme a réagi de façon peu convaincu, disant que le fonctionnaire n’était pas visé spécifiquement.

« Il y a eu une confrontation verbale entre des personnes qui parlent de vendus en s’exprimant vers les policiers, et là il y a un caméraman qui zoome vers une personne noire donc on ne sait pas si c’est vers la personne [le policier] qu’elle s’exprimait », s’est justifié Dominique Sopo.

Le policier a déposé plainte jeudi 4 juin, confirmant ainsi que les injures lui étaient bien adressées.

Dans un message publié sur le compte Twitter de la préfecture de police de Paris, le préfet Didier Lallement a apporté son soutien au fonctionnaire de police. « Soutien total au fonctionnaire de la PP qui a fait l’objet de propos abjects lors de la manifestation du 2 juin. Il a porté plainte, et je m’y associe. Son calme et sa dignité sont un exemple qui nous honore », écrit-il.

La mort de George Floyd a relancé en France les critiques contre la police accusée de violences et de racisme. Mardi, le comité Adama Traoré a fait le parallèle entre les deux affaires. « Il n’y a pas de race dans la police, pas plus que de racisés ou d’oppresseurs racistes. Il y a des fonctionnaires qui s’engagent pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et cela au quotidien ! » a ajouté le préfet de police.

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