Un portail vers un royaume spirituel omniprésent : le couvent de Chin Lin et le jardin de Nian Lin

Plus grand que nature : l'art qui nous inspire à travers les âges
Par James Howard Smith
7 octobre 2021
Mis à jour: 7 octobre 2021

La construction en 1998 du couvent Chin Lin et du jardin Nian Lin à Hong Kong sont des représentations remarquables de l’ancienne culture chinoise qui cherchait à apporter l’harmonie entre le Ciel et la Terre.

Les temples de la grande dynastie Tang surplombent de larges cours qui semblent flotter sur des étangs de lotus et s’ouvrent sur les cieux. Des pavillons s’élèvent au-dessus des étangs de jardin mystifiants, suscitant joie et émerveillement.

Le passage par le Shenmen (l’entrée principale) symbolise le passage d’une rive à l’autre. La scène la plus captivante apparaît alors : une cour richement ornée de bonsaïs et le jardin des étangs de lotus se trouvant au premier plan de la salle des rois célestes.

Cette scène a été inspirée par la fresque murale d’un moine qui décrit son voyage au paradis du Bouddha Amitabha, La Terre pure, lors de sa méditation et en est donc la manifestation physique. Cette fresque est l’une des peintures de la haute dynastie Tang, datant de 705 à 781 apr. J.-C., trouvée dans les grottes de Mogao, à l’extrême nord-ouest de la Chine.

La cour semble être un portail vers un royaume spirituel ancien, mais toujours présent, où la peinture murale représente des bouddhas résidant là et dans les temples situés au-delà. Les allées de la cour sont disposées autour de quatre bassins de lotus ; pourtant, en les parcourant, on a l’impression de traverser des ponts et de flotter au-dessus d’un seul grand bassin.

Le jardin Nian Lin

Après avoir retraversé le Shenmen, un pont en arche vermillon attire le regard et offre un lien direct avec le point central du jardin Nian Lin : le pavillon de la perfection absolue. Dégageant une lueur dorée, le pavillon s’élève au milieu d’un paysage vert éclatant d’une île dans l’étang de lotus.

Les bonsaïs uniques de pins noirs, associés à des formations rocheuses érodées par le temps, créent un cadre oriental ancien. Ils définissent également l’échelle miniature soutenue par les petites collines et les plans d’eau. Ensemble, ils créent l’illusion d’un voyage dans un paysage montagneux isolé.

Cette technique consistant à créer un microcosme de grands paysages lointains est typique des jardins classiques chinois. Elle offre à ceux qui n’ont pas la possibilité de voyager l’expérience d’une atmosphère édifiante dans un cadre urbain.

Le grand toit en surplomb et les consoles de soutien (Dou Gong) sont des caractéristiques essentielles de l’architecture traditionnelle chinoise. Les toits en surplomb créent un abri extérieur et protègent la structure principale en bois des éléments, contribuant ainsi à la préservation du bâtiment. La forme du toit s’étire vers l’extérieur, créant un geste expressif et ascendant. (Richard Mortel/CC BY-SA 2.0)
L’entrée principale (Shen Men) présente le style architectural Tang des poteaux et poutres en bois, une technique ancestrale n’utilisant aucun clou, qui se poursuit dans tout le complexe du temple. (Alexandre Tziripouloff/Shutterstock)
Le jardin de l’étang de lotus, où l’eau s’écoule des becs à tête de dragon dans les étangs, agrémentés de nénuphars. (Richard Mortel/CC BY-SA 2.0)
Le pont Pavillion, avec ses trois toits, ressemble à un roc, un gigantesque oiseau mythique, avec ses ailes majestueuses largement déployées. Il relie les deux rives et constitue un point focal qui attire les gens vers l’extrémité est du jardin. (TungCheung/Shutterstock)
Des bonsaïs de pins noirs forment le décor de la salle principale. (Richard Mortel/ CC BY-SA 2.0)
Les salles du temple abritent des statues du Bouddha Sakyamuni, de Guanyin, la Bodhisattva de la Miséricorde et d’autres bodhisattvas. (Richard Mortel/ CC BY-SA 2.0)
L’un des deux ponts vermillon en arche, au milieu d’un paysage d’un vert éclatant, attire le regard vers le pavillon de la perfection absolue. (TINNAKON BOONJAD/Shutterstock)
Cette photo aérienne montre la relation entre la nonnerie, le complexe du temple principal et le jardin Nian lin. (leungchopan/Shutterstock)
Le complexe monastique est disposé selon un format typique de la Chine ancienne où une séquence de bâtiments et de cours s’aligne symétriquement sur un axe central nord-sud. De cette façon, lorsque le soleil passe de l’est vers l’ouest tout au long de l’année, il illumine et réchauffe toujours les façades des temples. (Lewis Tse Pui Lung/Shutterstock)
La grande lanterne traditionnelle se dresse au milieu de la cour avec des tuiles en céramique non émaillées visibles à l’arrière-plan. (Lee Yiu Tung/Shutterstock)
Le pavillon de la perfection absolue dégage un éclat doré dynamique. (Gina Smith /Shutterstock)
Vue d’un pavillon sur la rive sud, la Song Cha Xia (maison de thé) apparaît avec une passerelle couverte qui surplombe l’étang. (WR studio/Shutterstock)
Une source se déverse en cascade sur trois couches de roches anciennes, puis remplit l’étang des lotus. (Parmna/Shutterstock)

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