Un robot de la NASA, Rover Curiosity, repère des objets « brillants » sur Mars, les scientifiques procèdent à des examens d’analyse

13 décembre 2018 Mis à jour: 13 décembre 2018

Le Rover Curiosity de la NASA a capturé des objets « brillants » sur Mars, mais les scientifiques ne savent pas très bien de quoi il s’agit.

« L’équipe de planification pense que c’est peut-être une météorite parce qu’elle est si brillante. Mais l’apparence peut tromper, et la confirmation ne pourra être faite qu’à partir d’examens chimiques. Malheureusement, la cible de petite taille n’a pas été atteinte lors d’une tentative précédente », a écrit l’agence le 28 novembre dernier.

Le Rover Curiosity de la NASA a capturé des objets « brillants » sur Mars, mais les scientifiques ne savent pas très bien de quoi il s’agit. (NASA)

Rover Curiosity est en train de forer sur le site de Highfield et investiguera quatre autres échantillons, dont l’un appelé « Little Colonsay » en raison de son apparence, a déclaré la NASA. L’astromobile Rover Curiosity utilisera le dispositif « ChemCam » (Ensemble comprenant un spectromètre laser (LIBS)) pour confirmer la composition de l’objet.

« Une autre très petite cible s’appelle ‘Flanders Moss’, elle montre un revêtement de couleur foncée qui est intéressant, et pour lequel des tests de chimie sont nécessaires pour confirmer sa nature. Deux cibles supplémentaires, ‘Forres’ et ‘Eildon’, doivent être documentées dans la base de données de ce substratum rocheux gris (qu’on a trouvé dans la région) du Jura avant que nous quittions le site Highfield la semaine prochaine », a déclaré la NASA.

Voilà à quoi pourrait ressembler Rover Curiosity, roulant sur le terrain martien et recueillant des données. (NASA/JPL-Caltech)

Rover Curiosity est un rover, ou astromobile, de la taille d’une voiture et qui est sur Mars depuis août 2012 après son lancement à la base de Cap Canaveral en novembre 2011.

« Rover Curiosity s’est mis en route pour répondre à la question : Mars a-t-elle jamais eu les bonnes conditions environnementales pour soutenir de petites formes de vie appelées microbes ? Au début de sa mission, les outils scientifiques de Curiosity ont trouvé des preuves chimiques et minérales d’environnements habitables du passé sur Mars. Curiosity continue d’explorer l’histoire des roches à partir d’une époque où Mars aurait pu abriter une vie microbienne », a déclaré l’agence spatiale américaine au sujet de la mission.

En 2013, la NASA a déclaré que Rover Curiosity a découvert que la planète rouge avait autrefois des conditions propices à la vie.

FICHIER PHOTO : Le Rover Curiosity de la NASA, sur Mars, prend un autoportrait à un endroit appelé la crête de Vera Rubin sur la surface martienne en février 2018, sur cette image obtenue le 7 juin 2018. (Avec l’aimable autorisation de la NASA/JPL-Caltech/MSSS/Handout via Reuters)

« Les scientifiques ont identifié du soufre, de l’azote, de l’hydrogène, de l’oxygène, du phosphore et du carbone – certains des ingrédients chimiques clés de la vie – dans la poudre forée par Rover Curiosity dans une roche sédimentaire près d’un ancien lit de ruisseau, dans le cratère Gale sur la planète rouge, le mois dernier », écrit la NASA en 2013.

« Une question fondamentale pour cette mission est de savoir si Mars aurait pu soutenir un environnement habitable », a déclaré Michael Meyer, scientifique principal du programme d’exploration de Mars de la NASA. « D’après ce que nous savons maintenant, la réponse est que oui. »

« La gamme d’ingrédients chimiques que nous avons identifiés dans l’échantillon est impressionnante, et elle suggère des appariements tels que les sulfates et les sulfures, qui indiquent une source d’énergie chimique possible pour les micro-organismes », a noté Paul Mahaffy, le chercheur principal de la suite SAM d’instruments au Goddard Space Flight Center de la NASA (Centre de vol spatial Goddard).

Un an plus tard, la NASA découvre de la « chimie organique ancienne » sur la planète.

« Cette augmentation temporaire du méthane, qui augmente et redescend rapidement, nous indique qu’il doit y avoir une source relativement localisée », a déclaré Sushil Atreya de l’équipe scientifique de l’Université du Michigan à Ann Arbor et l’équipe scientifique du rover Curiosity. « Il y a de nombreuses sources possibles, biologiques ou non, comme l’interaction de l’eau et de la matière rocheuse. »

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