Un Varois retrouve les propriétaires du « trésor » d’une famille de Normandie grâce à un appel à la radio

Par Nathalie Dieul
12 janvier 2021
Mis à jour: 12 janvier 2021

Un Varois a acheté un vieux coffre-fort à Caen en 2003 chez un brocanteur, lorsqu’il habitait encore en Normandie. À l’intérieur du meuble se trouvait un petit compartiment fermé à clé, dont il n’avait pas la clé. Par un heureux hasard, il a réussi à l’ouvrir 17 ans plus tard. Après avoir trouvé un véritable « trésor familial », il a retrouvé les descendants du couple à qui il appartenait grâce à un appel lancé dans les médias.

Grâce à Internet, les médias et les réseaux sociaux sont maintenant une bonne manière de retrouver les propriétaires de documents qui peuvent être de véritables trésors pour la famille à qui cela appartenait. C’est ce qui est arrivé à Philippe Esvelin, qui a lancé un appel aux auditeurs de France Bleu dimanche pour résoudre un mystère.

Habitant maintenant à Fréjus, ce quadragénaire, petit-fils de résistant, avait en sa possession un vieux coffre des années 1920, dont le petit compartiment était toujours fermé puisqu’il n’en avait pas la clé. « Depuis qu’il est tout petit, mon fils me demande d’ouvrir ce coffre mystérieux », raconte-t-il à Var-Matin.

Fin 2020, il achète un autre meuble ancien qui, lui, ne ferme pas. Un brocanteur lui prête alors une boîte comportant 150 clés anciennes, qu’il essaie l’une après l’autre, en vain. Puis il prend une seule clé et l’essaie sur le petit coffre-fort : surprise, c’est la bonne !

C’est alors que Philippe Esvelin découvre ce qu’il estime être « un véritable trésor » : des lettres très personnelles, des décorations militaires de la Première Guerre mondiale, et même deux testaments encore scellés, le tout appartenant à la famille Hervault, originaire d’Argentan dans l’Orne.

L’une des lettres manuscrites d’un membre de la famille est adressée à sa « Chère Maman », de la part d’un fils qui annonce qu’il rentre vivant de sa captivité en Allemagne. Les documents sont chargés d’histoire et d’émotion et le quadragénaire estime que « si légalement elles m’appartiennent, moralement ces lettres doivent être remises à la famille ». 

« C’est la stupéfaction la plus totale, un coup du sort, le destin ! Moi, petit-fils de résistant, qui a fait son service militaire en Normandie, dont le grand-père est né dans l’Orne, passionné de la Deuxième Guerre mondiale… Je ne crois pas aux signes, mais c’est incroyable ! » reconnaît le Varois.

Philippe Esvelin essaie donc plusieurs tactiques pour tenter de retrouver cette famille. Jean Hervault a écrit un livre sur sa captivité en Allemagne, mais l’éditeur n’a pas pu aider le quadragénaire à retrouver ses descendants. C’est alors qu’il lance un appel aux auditeurs de France Bleu.

« Je vis depuis un mois avec Jeanne et Jean. Je ne pense qu’à ça. De façon impromptue, j’ai tissé des liens avec eux. Je suis même curieux de savoir à quoi ils ressemblent », explique-t-il au micro de la radio.

En moins de 24 heures, son vœu est exaucé : les anciens propriétaires de ce coffre-fort ont été retrouvés, nous apprend France Bleu dans un nouvel article. « Très heureux » de cette nouvelle, Philippe Esvelin est prêt à traverser la France en voiture et faire environ 1 000 km pour « aller rendre ces documents aux enfants et petits-enfants de Jeanne et Jean Hervault. »

« Ce coffre, je le connais très bien », assure Christian Hervault, fils du couple. « Il était dans la droguerie que tenaient mes parents à Argentan. Je le voyais tous les jours et je me souviens effectivement que mon père avait perdu la clé. Je ne savais pas qu’il contenait des papiers. Je n’en reviens pas… »

« Nous tenions à remercier ce monsieur qui a souhaité retrouver les propriétaires », ajoute-t-il. Philippe Esvelin va finalement pouvoir voir des photos de Jeanne et Jean puisque leur fils lui a envoyé une invitation : « Nous l’attendons en Normandie pour lui faire partager une partie de notre histoire familiale. »

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