Une attaque du groupe terroriste Boko Haram fait 65 morts au Nigeria

Par Jack Phillips
30 juillet 2019 Mis à jour: 30 juillet 2019

Samedi 27 juillet, au moins 65 personnes ont été tuées au cours d’une attaque probablement perpétrée par le groupe terroriste Boko Haram dans un village dans le nord-est du Nigeria. Les victimes étaient rassemblées pour assister à des funérailles.

Les terroristes ont ouvert le feu sur les personnes endeuillées alors qu’elles rentraient dans leurs villages.

Au moins 10 autres personnes ont été blessées, a déclaré la BBC News Muhammad Bulama, président du conseil municipal de Nganzai.

Selon lui, les terroristes menaient une action de représailles qui faisait suite à une attaque menée contre Boko Haram par des résidents et des miliciens locaux. L’attaque était une embuscade au cours de laquelle des dizaines de membres du groupe djihadiste avaient perdu la vie.

D’après un des responsables de l’attaque, 44 personnes avaient été tuées.

Nigerian President Muhammadu Buhari
Le président nigérien Muhammadu Buhari (Kola Sulaimon/AFP/Getty Images)

Boko Haram n’a pas revendiqué l’attentat, mais tous les soupçons se portent contre eux. À la suite de l’attaque de représailles, plusieurs maisons étaient en feu et les villageois se pressaient pour sauver ce qui pouvait l’être à l’intérieur.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a condamné l’attaque et ordonné aux forces aériennes et à l’armée de terre de traquer les agresseurs, selon Reuters.

D’après les témoignages de l’attaque, les terroristes se sont rassemblés, certains étaient à motos et d’autres dans des fourgonnettes. Ils ont attaqué en visant le cortège funéraire.

Selon la BBC, les combats entre Boko Haram et l’armée nigériane ont fait des dizaines de milliers de morts et deux millions de réfugiés.

Depuis plusieurs années, le groupe terroriste, réputé pour être un des plus violents de l’Afrique du Nord, cherche à imposer la charia. Ils opèrent en bombardant des églises, en kidnappant des filles et des femmes et en assassinant des personnalités politiques.

En janvier, la violence dans le nord du Nigeria a contraint 30 000 habitants à fuir le pays en deux jours, d’après un rapport des Nations unies. Cependant, ces dernières années, l’armée nigériane a pris le contrôle de zones autrefois contrôlées par l’organisation terroriste.

Un communiqué publié lundi par le porte-parole militaire Sagir Musa indique que les troupes ont secouru les prisonniers au cours d’une opération de déminage dans l’État de Borno ce week-end.

Le porte-parole militaire a déclaré que parmi les rescapés se trouvaient 29 femmes et 25 enfants.

Sagir Musa a également déclaré que les terroristes de Boko Haram avaient fui les villages avant l’arrivée des troupes militaires.

Boko Haram enlève fréquemment des femmes et des enfants. Le groupe terroriste a commencé son insurrection dans le nord-est du Nigeria et s’est maintenant étendu aux pays voisins du Tchad, du Cameroun et du Niger.

En avril 2014, 276 filles ont été enlevées à l’école secondaire publique de Chibok. Plus de 100 d’entre elles sont toujours portées disparues cinq ans plus tard.

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